Les chansons de The Lumineers ont cette qualité familière et réconfortante. Leur quatrième opus, Brightside, perpétue cette impression de retrouver dans leurs refrains une apaisante certitude.

Publié le 22 janvier
Marissa Groguhé
Marissa Groguhé La Presse

Peut-être est-ce la splendide voix de Wesley Schultz. Peut-être est-ce le piano aux touches rebondissantes. Peut-être est-ce ce don pour les refrains-hymnes, que l’on ne peut s’empêcher de chanter en chœur. Et pour les jolies ballades qui, même lorsqu’elles sont tragiques, nous consolent.

C’est sûrement en fait l’amalgame de toutes ces choses, et plus encore. Les mélodies composées par Jeremiah Fraites et Wesley Schultz s’éloignent rarement des codes qui font que l’on reconnaîtrait la musique de The Lumineers parmi mille. Et ce n’est pas plus mal comme ça. L’acte de se réinventer est parfois surestimé. Le prolongement et l’évolution sans grand bouleversement conviennent très bien à la proposition de ce groupe dont le premier album a 10 ans cette année.

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Les pièces Where We Are ou Birthday sont en quelque sorte les Hey Ho (album homonyme, 2012) de ce nouveau disque. Des chansons qu’on se plaira à chanter à tue-tête en concert (Schultz chante d’ailleurs « every word, every word and we’re singing along » sur Birthday). Leurs refrains nous rentrent dans la tête et sont après indélogeables.

Remington fait directement écho au précédent opus de The Lumineers, le fantastique III, dans le fond (avec un personnage que l’on rencontre au fil des paroles) comme dans la forme (une ambiance lugubre et un piano qui guide nos émotions).

Le tandem Schultz-Fraites narre des histoires en musique et III était son récit le mieux conté, le plus abouti. La cohérence est moins au rendez-vous cette fois, mais cette envie de nous dire des fables en chansons se fait encore sentir dans les textes de Brightside. C’est ce que The Lumineers fait de mieux.

Brightside

Folk alternatif

Brightside

The Lumineers

Dualtone

½