Le graffeur montréalais Monk. E, de passage à Dakar dans le cadre d’une tournée africaine, a rendu un hommage enluminé au chanteur Karim Ouellet, trouvé mort le 17 janvier dans un studio de Québec.

Publié le 21 janvier
Charles-Éric Blais-Poulin
Charles-Éric Blais-Poulin La Presse

Depuis jeudi, le visage angélique et sans âge de l’auteur-compositeur-interprète, né dans la capitale du Sénégal, est figé dans une œuvre murale à la fois tendre et lumineuse. « Le soleil continuera de se lever sur notre renard », a commenté sur Instagram la rappeuse Sarahmée, sœur du regretté chanteur de 37 ans.

Elle et de nombreux proches de l’artiste pop ont salué le geste, baume artistique sur une plaie encore vive. « Merci infiniment de toute la famille, nous sommes très touchés de cet hommage à Karim dans sa terre natale. »

IMAGE TIRÉE D’UNE VIDÉO INSTAGRAM DE MONK. E

L’œuvre murale a été créée sur le toit d’un logement Airbnb à Dakar

Monk. E explique s’être inspiré d’images publiées par Karim Ouellet sur Instagram pour créer un collage numérique et le reproduire dans une fresque dans les hauteurs du quartier Mermoz-Sacré-Cœur , à Dakar. « Je vais méditer sur cette perte et honorer sa générosité avec une peinture inspirée de ce montage numérique », avait indiqué le graffeur dans les réseaux sociaux.

Dans le passé, Monk. E a notamment rendu des hommages muraux posthumes au graffeur Scaner et au rappeur Jeune Loup. Le musicien et artiste visuel parcourt présentement l’Afrique dans le cadre du projet Doxandem Résidence, qui met en relation des professionnels du graffiti et des talents amateurs.