Il y a de bien belles choses dans cette Rhapsodie lavalloise, album concept où Luc De Larochellière retourne sur les lieux de son enfance : des mélodies qui restent en tête, des arrangements soignés, des phrases derrière lesquelles on sent les conforts et inconforts de la nostalgie. Qui disent aussi les tragédies, mais avec un sens contenu du drame, comme si le mal n’était pas chez lui en banlieue.

Publié le 11 déc. 2021
Alexandre Vigneault
Alexandre Vigneault La Presse

C’est dans ces moments où les failles apparaissent (L’enfant dans la piscine, La fille dans un char noir) que le projet de Luc De Larochellière s’avère le plus révélateur et le plus touchant. Il ne dénonce plus d’une voix forte comme lorsqu’il avait 20 ans, mais son regard sur le monde demeure sensible et pénétrant.

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Il faut par contre avouer que toutes les chansons ne sont pas aussi universelles. En se racontant ainsi, Luc De Larochellière ouvre d’une certaine manière son journal intime. Il n’est pas sûr que ses expériences de petit gars sur son vélo à siège « banane » ou qui joue au G.I. Joe résonneront chez tous.

On pense ici et là à Michel Rivard en écoutant Rhapsodie lavalloise. Un peu parce qu’il a aussi marché à rebours dans ses propres pas avec L’origine de mes espèces, mais aussi parce qu’il a chanté avec finesse la vie sous l’image ordinaire de la banlieue. Luc De Larochellière le fait aussi, avec une grande acuité par moments, mais souvent aussi de manière plus anecdotique que poétique.

Rhapsodie lavalloise

Pop/chanson

Rhapsodie lavalloise

Luc De Larochellière

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