Gagnant de Ma première Place des Arts et finaliste au Festival international de la chanson de Granby en 2017, Marco Ema sort cet automne un premier album qui a manifestement été réfléchi longtemps, et qu’il a lancé en grand – rien de moins qu’un spectacle immersif présenté au Club Soda à la fin d’octobre.

Josée Lapointe
Josée Lapointe La Presse

Où nos corps s’en vont mourir est un pur produit indie pop réalisé par Simon Pednault (Lou-Adriane Cassidy, Tire le Coyote), classique album de jeunesse qui s’amuse et qui se cherche, bercé par la musique des années 1990 et une énergie contagieuse.

Beaucoup de chansons agissent rapidement comme des vers d’oreille – Janvier vient de reprendre, Ceci n’est pas une chanson d’amour, Rose Nostalgie –, et on y retrouve une mélancolie légère, des lits de claviers, des guitares juste assez distorsionnées, une voix qui porte, des textes vivants aux images bien tournées.

En fait, Marco Ema maîtrise le genre, est bien entouré et son album ne manque pas de qualités, mais c’est comme si l’ensemble manquait de relief, ou qu’il était trop exactement là où on l’attendait – sauf pour quelques éclats brillants qui viennent nous surprendre, par exemple dans le lyrisme de Funambule (tout restera pareil) ou dans l’émouvant dépouillement de Reflet. Alors on s’éveille en sentant tout à coup davantage battre le cœur de l’auteur-compositeur-interprète.

Un premier pas somme toute réussi, mais surtout, rempli de promesses.

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Où nos corps s’en vont mourir

Indie pop

Où nos corps s’en vont mourir

Marco Ema

Rosemarie Records