Avec des titres comme Believer, Thunder, Whatever it Takes, Radioactive ou Demons, Imagine Dragons a enchaîné les succès au milieu de la précédente décennie, s’établissant comme l’un des poids lourds du pop-rock. Toutefois, son dernier album Origins, lancé en 2018, n’a pas réussi à soutenir le rythme imposé par Evolve, disque certifié double platine dévoilé l’année précédente. De l’aveu du groupe de Las Vegas, Evolve et Origins étaient des albums frères, on a donc tenté d’explorer d’autres avenues avec le tout nouveau Mercury — Act 1.

Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage La Presse

C’est au maestro Rick Rubin (Slayer, Red Hot Chili Pepper, Eminem, Kanye West et autres Adele) que l’on a confié le rôle de producteur exécutif, le vétéran coordonnant le travail de la dizaine (!) de producteurs qui ont aidé le groupe dans son effort, en plus de plancher lui-même sur Cutthroat, assurément la pièce la plus audacieuse de l’album.

Son apport aurait certainement été bénéfique ailleurs, car l’enregistrement manque justement d’originalité et d’unité. Les pièces My Life, Lonely, Easy Come Easy Go, Follow You et No Time For Toxic People sont toutes d’honorables chansons pop, mais le groupe n’est manifestement plus la machine à tubes qu’il a déjà été.

Il y a les chansons Wrecked et Giant qui se démarquent du lot — la première rappelant un peu alt-J dans le phrasé du couplet, la deuxième évoluant vers un refrain raggastep très efficace. On est de même étonné de voir le chanteur Dan Reynolds s’aventurer en terre quasi grunge sur Dull Knives, poussant ses cordes vocales dans leurs derniers retranchements. L’émotion passe sans filtre, il faudrait qu’il explore ces avenues-là plus souvent.

Bref, un effort honnête sur lequel il est certainement possible de construire en vue du prochain acte.

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Mercury — Act 1

Pop rock

Mercury — Act 1

Imagine Dragons

KIDinaKORNER/Universal Music