Olivia Rodrigo est nostalgique d’une époque musicale qu’elle n’a pas vraiment vécue. Celle du pop-punk du début des années 2000, celle de Paramore et d’Avril Lavigne. La chanteuse, née en 2003, s’approprie de jolie façon les refrains à la guitare fiévreuse pour crier une peine d’amour pendant 35 minutes.

Marissa Groguhé
Marissa Groguhé La Presse

L’album débute avec brutal, où Rodrigo décrit la violence de l’adolescence. « I’m so insecure I think that I’ll die before I drink », s’exclame l’auteure-compositrice-interprète de 18 ans sur cette très accrocheuse pièce de résistance.

Il n’y a pas que du pop-punk revisité sur sour (stylisé sans majuscule, comme tous les titres des chansons et comme celles de son idole Billie Eilish), qui montre toute l’étendue de ce qu’elle peut offrir, musicalement parlant. Il y a aussi des chansons dans la lignée de drivers license, ballade au succès phénoménal parue en début d’année. Cette pièce, la plus écoutée en 24 heures de l’histoire de Spotify (outre les chansons de Noël) et numéro un du classement Billboard dès sa sortie, se trouve d’ailleurs sur ce premier album de la jeune chanteuse et actrice.

L’amour adolescent est intense, il peut être tragique. « You broke my heart, but you broke so much more than that », chante-t-elle sur enough for you, chanson qui nous fait oublier un instant le jeune âge de l’auteure-compositrice-interprète. Après le triomphe de drivers license, la chanteuse prouve qu’il n’était pas question d’un one-hit wonder, mais qu’elle représente bel et bien l’avenir de la pop.

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Pop

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Olivia Rodrigo

Geffen Records

½