On a beau avoir accès à des milliards de chansons en quelques clics, on ne tombe pas si souvent sur des artistes qui éclatent les formes comme le fait Teke::Teke. L’ensemble montréalais, dans lequel on retrouve notamment le guitariste Serge Nakauchi Pelletier (Pawa Up First), Maya Kuroki (aux performances vocales) et le bassiste Mishka Stein (Patrick Watson), le fait en intégrant des instruments japonais dans son rock souvent instrumental.

Publié le 10 mai 2021
Alexandre Vigneault
Alexandre Vigneault La Presse

Une fois qu’on a dit ça, on n’a toutefois pas dit grand-chose, parce que les chansons de son album Shirushi puisent aussi, entre autres, dans le surf rock et un psychédélisme de bédé. C’est bien plus que cinématographique : c’est pétaradant, un peu punk (Meikyu), parfois planant (la rétrofuturiste Sarabande) et très théâtral.

On songe parfois au groupe américain Dengue Fever, dont la chanteuse est cambodgienne, qui s’amuse lui aussi beaucoup en piochant dans le psychédélisme sixties et seventies. Teke::Teke explore toutefois des espaces musicaux bien plus vastes (cordes, mouvements épiques, atmosphères délicates, etc.) pour nous remplir les oreilles de vibrations réjouissantes.

Shirushi est comme une série de courtes pièces de théâtre musicales qui créent toujours la surprise au tournant. Un disque qui berce… et décoiffe !

IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Shirushi

Rock psychédélique
Shirushi
Teke::Teke
Ray-On
★★★