En voilà un qui a mis du temps. Neuf ans, pour être précis. Ce n’est pas par manque d’inspiration. Mais les aléas de la vie ont obligé The Offspring à repousser plusieurs fois la sortie de ce 10e album studio, dont les premières esquisses remontent à 2013. Neuf années de silence discographique, marquées par de nombreuses tournées, des changements de personnel et des embrouilles légales avec son ancienne maison de disques.

Jean-Christophe Laurence Jean-Christophe Laurence
La Presse

Sans oublier la COVID-19, qui a contrarié le retour de la formation, prévu l’an dernier.

Avec Let the Bad Times Roll, le groupe de punk rock américain réapparaît donc sur un nouveau label (Concord) et avec un nouveau bassiste. Mais la formule, elle, reste inchangée. Entre riffs frénétiques et mélodies accrocheuses, The Offspring reste fidèle au style qui l’a rendu célèbre pendant la vague « SoCal » des années 90, avec des tubes mondiaux comme Come out and Play (Keep ‘Em Separated) ou Pretty Fly (For a White Guy).

On aurait pu penser que la machine tournerait à vide. À respectivement 58 et 55 ans, le guitariste Noodles et le chanteur et guitariste Dexter Holland ne sont plus des jeunesses. Mais à défaut de se renouveler, le groupe reste énergique et efficace. Plusieurs morceaux font mouche, à commencer par la chanson-titre, premier single de l’album. Produit par le vieux complice Bob Rock (Metallica, Simple Plan), ce nouveau rejeton des Californiens plaira aux radios commerciales et ne devrait pas trop décevoir les fans, qui l’ont bien mérité après toute cette attente.

Écoutez un extrait

IMAGE TIRÉE DU SITE DE CONCORD

Pochette de l’album Let the Bad Times Roll

Rock
Let the Bad Times Roll
The Offspring
Concord
★★★