Longtemps emblème de la vitalité de l’industrie musicale québécoise, Distribution Sélect va cesser ses activités le 2 juillet prochain, a annoncé son propriétaire, Québecor.

Alexandre Vigneault Alexandre Vigneault
La Presse

Le géant du divertissement, qui a récemment fait l’acquisition de l’étiquette de disque Audiogram – un autre symbole de la musique d’ici – explique cette fermeture par la modification en profondeur des habitudes d’écoute des consommateurs.

Ce n’est un secret pour personne que le passage au numérique, à commencer par le téléchargement illicite au tournant des années 2000 jusqu’à l’avènement des plateformes légales d’écoute en continu, a profondément bouleversé l’économie de l’industrie du disque.

« La distribution est très ébranlée par cette mutation, notamment avec la disparition accélérée du support physique, expose le communiqué diffusé par Québecor Sports et Divertissement. Dans une industrie qui s’est fortement consolidée et mondialisée depuis les dernières années, la distribution n’est malheureusement plus une activité stratégique pour notre groupe. »

L’entreprise exprime le vœu d’opérer une « transition respectueuse ». Elle se concentrera sur ses activités d’édition, de production, l’exploitation de salles, ainsi que la découverte et la diffusion de nouveaux talents, précise-t-elle.

La fermeture de Distribution Sélect provoquera des mises à pied – le nombre de personnes touchées n’est pas précisé -, mais l’entreprise affirme chercher à réaffecter « le plus grand nombre d’employés possible chez Québecor et ses filiales ».