(Ottawa) Le frère de l’une de trois femmes tuées par leur ex-partenaire dans la vallée de l’Outaouais a recruté Margaret Atwood pour un projet musical sur la violence conjugale sexiste.

Publié le 10 févr. 2021
La Presse Canadienne

Une campagne de sensibilisation du baryton Joshua Hopkins, dont la sœur Nathalie Warmerdam a été assassinée en 2015, a attiré l’attention de Margaret Atwood et du compositeur Jake Heggie.

Ils ont accepté de se joindre à lui dans un effort pour « inspirer d’autres voix » à la cause avec un album de huit pièces de poésie de Margaret Atwood chantées par Joshua Hopkins, accompagné au piano par Jake Heggie.

Songs for Murdered Sisters a été commandée conjointement par le Houston Grand Opera et l’Orchestre du Centre national des Arts d’Ottawa. L’album sortira le 5 mars, peu avant la Journée internationale des femmes.

Toutes les chansons ont été écrites à la fois comme pièce de chambre pour chant et piano et comme pièce entièrement orchestrée.

PHOTO KAREN ALMOND, FOURNIE PAR L’OPÉRA DE MONTRÉAL

Le compositeur Jake Heggie

Une performance filmée distincte sera disponible gratuitement le 19 février sur la plateforme Marquee TV.

Songs for Murdered Sisters a été inspiré par les meurtres perpétrés par Basil Borutski, qui a été reconnu coupable en 2017 de meurtre au premier degré dans la mort de la sœur de Joshua Hopkins, Nathalie Warmerdam, 48 ans, ainsi que celle d’Anastasia Kuzyk, 36 ans.

Borutski a également été reconnu coupable du meurtre au deuxième degré de Carol Culleton, 66 ans. Les trois meurtres se sont produits à moins d’une heure d’intervalle le 22 septembre 2015.

Borutski avait une relation avec les trois femmes et a cherché à se venger de prétendues offenses à son endroit, avait déclaré le tribunal lors de son procès.

Il purge une peine à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 70 ans.

« J’ai connu deux femmes qui ont été assassinées, toutes deux par d’anciens partenaires amoureux jaloux, alors le meurtre de la sœur de Joshua a résonné en moi », a déclaré Margaret Atwood par communiqué.

« J’ai utilisé le pluriel pour les “sœurs” (du titre de l’album) parce qu’elles sont en effet — malheureusement — très plurielles. Sœurs, filles, mères. Il y en a tant. »