Alex Fleming a commencé à chanter sous le nom Black Atlass au début des années 2010, lorsqu’il habitait Montréal. Dream Awake est son deuxième « véritable » album après Haunted Paradise, lancé en 2016 par l’étiquette Fool’s Gold, dirigée par un autre Montréalais, A-Trak. Cette fois-ci, la machine XO, celle de The Weeknd, est derrière le projet. Black Atlass doit d’ailleurs assurer la première partie de la tournée européenne — prévue l’automne prochain — de la superstar canadienne, qui vient aussi de lancer un album.

Pascal LeBlanc Pascal LeBlanc
La Presse

Tout est donc aligné pour que la carrière de l’artiste de 25 ans décolle réellement. D’autant plus que Dream Awake est une œuvre fort bien construite. Ses 12 pièces forment un récit passionné dans lequel on raconte les hauts (By My Side) et les bas (Lie to Me) d’une nouvelle relation romantique. Les rythmes pop et trap dominent la production contemporaine, qui se raffine sur quelques morceaux, entre autres lorsque le piano (Show Me) et la guitare (Drip) s’invitent.

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Alex Fleming chante merveilleusement, et son écriture sied bien au R&B sombre popularisé par son patron. Qualifier Black Atlass de « White Weeknd » est cependant réducteur. Il est vrai que sa voix de falsetto, ses changements d’intonations et les thèmes qu’il aborde sont semblables à ceux d’Abel Tesfaye, mais il possède un talent mélodique certain. 

IMAGE FOURNIE PAR XO RECORDS

Dream Awake, de Black Atlass

Lancer un album en plein milieu d’une pandémie n’est pas une situation idéale pour un artiste émergent. Sans réelle campagne de promotion, les possibilités de rejoindre un nouvel auditoire sont fortement amoindries. Toutefois, la musique de Black Atlass est parfaite en temps de confinement. Elle est la trame sonore idéale pour un souper entre amoureux et pour la soirée qui suit…

★★★★

R&B. Dream Awake, de Black Atlass, XO Records.