La chanteuse québécoise Céline Dion vient de perdre un important litige contre son ancienne agence artistique, ICM Partners, pour une affaire d’arriérées impayées sur un contrat de près de 500 millions de dollars.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Selon des sites spécialisés américains tels Deadline et Variety, la Commission californienne du travail (California Labor Commission) a donné raison à l’agence ICM qui avait intenté une poursuite contre la chanteuse l’an dernier.

Selon Deadline, un contrat omnibus négocié par ICM en 2017 prévoyait qu’en échange d’un montant minimal de 489 500 000 $, la chanteuse s’engageait à donner des spectacles, en résidences à Las Vegas, et en tournée à travers le monde, pour la période 2017-2026. Toujours selon les termes de l’entente, la firme AEG Presents obtenait de son côté tous les droits de faire la promotion des spectacles.

D’ailleurs, c’est effectivement AEG Presents qui est derrière la tournée mondiale Courage qui doit normalement reprendre le 15 avril prochain à Manchester en Angleterre.

Toujours selon Deadline, ICM Partners devait recevoir des arriérées de 1,5 % pour les spectacles en résidence à Las Vegas, 3 % pour les performances en tournées et 1,5 % pour les spectacles au Québec.

Or, les ponts ont été rompus entre Mme Dion et ICM en mai 2018, selon un article paru dans Le Point. Depuis, c’est la tourmente. ICM a déposé sa poursuite l’an dernier.

Après représentations, la commissaire Lilia Garcia-Brower de la Commission californienne du travail a estimé qu’ICM Partners était reconnu comme l’agence de Céline Dion au moment de l’entente et que de fait, elle avait droit aux arriérées pour la période négociée du contrat.

« Nous sommes très heureux de l’attention que la California Labor Commission a porté attention aux nombreux témoins entendus dans cette cause qui a duré plusieurs jours, en plus de se pencher sur de nombreux documents avant de rendre un jugement robuste et non équivoque de 32 pages donnant à ICM et Rob Prinz leurs droits à une commission », a écrit Patricia Glaser, avocate d’ICM.

Selon Deadline, les représentants de la chanteuse n’avaient toujours pas réagi en fin d’après-midi.