(New York) La légende de la musique folk Joni Mitchell a confié encore « lutter » pour remarcher après une rupture d’anévrisme subie en 2015 qui l’avait rendue un temps incapable de parler, dans un rare entretien à la presse.

Agence France-Presse

« Je n’ai pas écrit récemment […], je ne joue pas de guitare ni de piano, ni rien », dit au quotidien The Guardian la chanteuse de 76 ans, considérée comme l’une des meilleures de sa génération, précisant que sa convalescence « prend du temps ».

« Je me concentre juste sur le fait de retrouver la santé », ajoute la chanteuse.

Elle compare sa convalescence avec sa bataille avec la polio, dans sa jeunesse. « Je me suis remise de la polio, et m’y voilà encore, et je lutte. »

L’artiste canadienne avait été hospitalisée d’urgence le 31 mars 2015 à Los Angeles, victime d’une rupture d’anévrisme qui lui avait fait perdre pendant quelques mois l’usage de la parole.

« La polio ne m’avait pas touché comme ça, mais la rupture d’anévrisme m’a pris beaucoup plus, vraiment ».

L’accident « m’a pris la parole et ma capacité à marcher. J’ai retrouvé rapidement la parole, mais je lutte toujours pour marcher », poursuit-elle.

Optimiste quant à l’avenir, elle assure être « une battante ».

« J’ai du sang irlandais », lance la chanteuse qui a inspiré des générations d’artistes, de Neil Diamond à Prince.

Joni Mitchell a été une figure majeure de la génération des folk rockers des années 60 avec des succès comme « Big Yellow Taxi », « Both Sides, Now » et « Woodstock », hymne à la gloire du célèbre festival auquel elle n’avait pourtant pas participé en août 1969.

Elle a également milité pour la défense de l’environnement et les droits des autochtones.