Sept ans après The Golden Age, Woodkid (né Yoann Lemoine en France) lance un deuxième album, intitulé S16. Si le musicien électronique a fait sa marque avec ses spectacles à grand déploiement et ses clips spectaculaires, il est intéressant d’entrer dans son univers seulement avec nos oreilles.

Émilie Côté
Émilie Côté La Presse

L’album s’ouvre avec les airs sombres et presque militaires de Goliath. Suivent trois ballades plus douces (In Your Likeness, Pale Yellow et Enemy), où l’on découvre un registre vocal plus lyrique à Woodkid.

Extrait d’In Your Likeness, de Woodkid

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S16 est un album sur l’acceptation de la fragilité, a dit Woodkid à La Presse.

Une vulnérabilité et une mélancolie émanent en effet de ses nouvelles chansons, mais aussi une résilience. Notamment sur Shift – autre ballade, au piano cette fois-ci, la première chanson de S16 que Woodkid a écrite après les attentats du Bataclan (il était alors sur un plateau de tournage avec Rihanna à Los Angeles).

IMAGE FOURNIE PAR UNIVERSAL

S16, de Woodkid

On ignore si c’est parce qu’il pourrait gagner sa vie comme réalisateur de publicités et de clips (comme il l’a fait pour Lana Del Rey, Harry Styles et Katy Perry), mais Woodkid a un don pour créer de la musique électro-orchestrale aussi intègre et sans compromis qu’accrocheuse et grandiose. C’est manifeste sur Minus Sixty One, pièce finale enregistrée avec une chorale d’enfants à Tokyo (Suginami Junior Chorus).

★★★½

Électro. S16, de Woodkid, Universal.