Viré par Alaclair Ensemble pour des allégations portées à l’attention du groupe, Maybe Watson s’est excusé dimanche après-midi « aux victimes des gestes déplacés » qui lui sont reprochés.

Frédéric Murphy Frédéric Murphy
La Presse

« Je demande pardon. Ma conduite a souvent été tout fait déplorable. Je suis franchement désolé », a écrit le rappeur sur Facebook. Maybe Watson a annoncé par le fait même qu’il se retirait de toutes ses activités publiques et qu’il allait entreprendre une thérapie.

En matinée, dimanche, le collectif rap Alaclair Ensemble a annoncé sur Facebook que Maybe Watson ne faisait plus partie du groupe, du fait d’une « histoire inacceptable » qui avait été portée à son attention (sans préciser la teneur de cette histoire). Dans son billet, Maybe Watson précise que ses collègues ne sont « en rien […] responsables de [s]es inconduites ». « Il m’est insupportable de penser que par association ils seraient entraînés dans cette histoire. Je leur demande pardon », poursuit-il.

La maison de disques de l’influent sextuor (maintenant quintette), 7ième ciel, a précisé, elle aussi sur Facebook, qu’il s’agissait d’une « décision responsable » qu’elle soutenait « sans équivoque ». Alaclair Ensemble, qui a remporté à deux reprises le Félix de l’album rap de l’année (pour Les frères cueilleurs en 2017 et pour Le sens des paroles en 2019), est l’un de ses artistes phares.

Vendredi, Disques 7ième ciel a annoncé qu’elle cessait toute collaboration avec le rappeur Obia le Chef après qu’elle eut pris connaissance d’une allégation le visant. « Notre équipe ne tolère aucun comportement de cette nature envers qui que ce soit », avait-elle précisé. Obia le Chef n’a pas réagi publiquement à cette annonce ni à l’allégation faite à son endroit.

Le milieu musical est frappé de plein fouet par la vague d’allégations de nature sexuelle qui déferle sur les réseaux sociaux depuis des jours.

En quelques jours, le bassiste de Simple Plan, David Desrosiers, a été viré de son groupe, tandis que Yann Perreau et Bernard Adamus ont été abandonnés par leur maison de disques. Quant au patron de Dare to Care Records/Grosse Boîte, Éli Bissonnette, il a annoncé qu’il se retirait temporairement de ses fonctions, en s’excusant d’avoir continué à travailler avec Bernard Adamus, alors qu’il était au courant d’allégations à son sujet, ainsi que d’avoir abusé de son autorité dans certaines situations. Alex Nevsky a quant à lui fait son mea-culpa pour certains comportements « abusifs » qu’il a eus envers des femmes.