U.S. Girls est le projet de Meg Remy, une Américaine installée à Toronto. Heavy Light est son septième album, mais c’est avec son titre précédent, In a Poem Unlimited, qu’elle a connu un grand succès d’estime grâce aux basses disco de son tube Mad As Hell.

Émilie Côté Émilie Côté
La Presse

U.S. Girls a enregistré Heavy Light dans le studio montréalais Hotel2Tango en formule live, accompagnée d’une vingtaine de musiciens, dont Basia Bulat et Rich Morel aux harmonies vocales. Soulignons aussi la présence du saxophoniste Jake Clemons du E Street Band sur la pièce Overtime qui traite des ravages de l’alcoolisme.

L’écriture étant au coeur de sa démarche artistique féministe et politique, Meg Remy s’est plongée dans un exercice profond d’introspection. Elle évoque son enfance, son adolescence. Elle dénonce le pouvoir cruel de l’argent et elle s’inquiète de la bombe climatique à venir (The Quiver to the Bomb).

> Écoutez un extrait de Overtime

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PHOTO FOURNIE PAR 4AD

Pochette de l’album Heavy Light de U.S. Girls

Malgré le propos assez militant des paroles, les musiques sont plutôt pétillantes. On reconnaît la touche d’Howard Bilerman et Michael Rault — les réalisateurs d’Hotel2Tango — avec les arrangements de cordes et la fougue rétro-soul-pop (surtout sur 4 American Dollars). Les chœurs de voix créent de beaux recueillements presque gospel.

L’album s’écoute agréablement en portant une attention aux textes, mais l’ensemble manque de courbes pop pour les gens qui auraient voulu d’autres hymnes à la Mad As Hell.

★★★½

Heavy Light, U.S. Girls, 4AD.