Il y a un peu moins de deux ans, le trio parisien Therapie TAXI faisait paraître Hit sale, dont la chanson-titre, tube un brin coquin propulsé par Romeo Elvis, a agi comme supercarburant. Ce présent Cadavre exquis, comme son nom le suggère, résulte des petits espaces de création qui se sont glissés dans une folle ronde de concerts.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Devenu quintette à la suite de l’intégration des musiciens de tournée Vincent Duteuil (basse) et Ilan Rabaté (guitare), Therapie TAXI délaisse la provoc, surtout sexuelle, au profit d’une pop — excusez le cliché — plus mûre, plus sage. « Censure, censure, à quel prix ? Ça je sais plus. J’ai perdu mon âme, ça me plaît, cadavre exquis sans regret » (Vulgaire animal).

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C’est toujours la voix franche et insolente de la parolière Adélaïde Chabannes de Balsac qui mène le bal, jointe par celle, contrastée, du compositeur Raphaël Faget Zaoui.

IMAGE FOURNIE PAR PANENKA

Cadavre exquis, de Therapie TAXI

Sur des beats électro-pop diablement efficaces mais peu novateurs, le band réussit à chroniquer les aléas et les paradoxes — amoureux, sociaux, intimes — des millénariaux en évitant les lieux communs et les prises de tête. C’est déjà pas mal.

★★★

Électro-pop. Cadavre exquis. Therapie TAXI. Panenka/Wagram.