Sous les projecteurs médiatiques pour ses talents d’actrice, Evelyne Brochu préparait son coming out musical en arrière-scène, sur les conseils avisés de son camarade de longue date Félix Dyotte.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Telle une Vanessa Paradis pour Étienne Roda-Gil ou une Jane Birkin pour Serge Gainsbourg, la chanteuse porte l’univers d’un scribe romantique et le transporte dans le sien : libidinal, nostalgique, soyeux.

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Dans la boîte d’Objets perdus, 11 pièces du passé; quelques-unes à réparer, la plupart intactes, fidèles au filtre de la mémoire.

Entre « un disque de Moroder » (Le désordre de ta chambre, coécrite par Pierre Lapointe) et les souvenirs d’un voyage éphémère à Madrid, des musiciens experts – Guillaume Ethier, Maxime Castellon, Philippe Brault, Renaud Gratton – glissent des fragments rock, quelques breloques disco, des touches de piano intemporelles et des lames de clavier africain.

IMAGE FOURNIE PAR GROSSE BOÎTE

Objets perdus, d’Evelyne Brochu

Cette diversité instrumentale transcende le simple hommage à la chanson féminine des années 60, 70 et 80. Même si certains morceaux manquent un peu de mordant, voici un disque raffiné, une rencontre heureuse entre une prose habile aux affinités « delermiennes » et une voix hyper sensible, sensuelle.

★★★½. Objets perdus. Evelyne Brochu. Grosse Boîte.