Jeffery Lamar Williams, Young Thug de son nom d’artiste, s’affirme une fois de plus comme l’un des rappeurs les plus influents d’Atlanta, assurément l’une des capitales du genre hip-hop et de quelques sous-genres (à commencer par le trap) en cette décennie qui se conclura dans quelques mois… avec la sortie de Punk, second album du même artiste.

Alain Brunet Alain Brunet
La Presse

Diptyque cohérent ? On aura tôt fait de le savoir, concentrons-nous d’abord sur ce So Much Fun, concocté sous la supervision de la superstar J. Cole.

Les 19 titres ont pour la plupart été coécrits par Williams avec un puissant détachement d’auteurs, compositeurs, réalisateurs et rappeurs — dont Travis Scott, vous vous en doutez bien.

Près d’une cinquantaine de mecs collaborent à cet album de mecs avec tout ce que ça comporte de testostérone.

PHOTO FOURNIE PAR 300 ENTERTAINMENT/ATLANTIC

So Much Fun, de Young Thug

Les crues d’hormones masculines y sont observables du début à la fin, on ne s’étonnera donc aucunement des quelques débordements sexistes (Pussy) et violents (I’m Scared) au programme du boys club… et l’on devine qu’une infime minorité de ses fans s’en formaliseront.

Voilà un long clou enfoncé dans le cercueil de l’ambiguïté sexuelle savamment cultivée par Young Thug.

★★★½

Rap, hip-hop, trap. So Much Fun. Young Thug. 300 Entertainment/Atlantic.