Il y a, sur ce 10e album en quelque 20 ans, tout ce que l’on adore et abhorre des Cowboys Fringants.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Commençons par le pot : la prévisibilité des thèmes — engagement propre et poli (efficace L’Amérique pleure, D’une tristesse, Les maisons toutes pareilles), personnages atypiques détricotés (Suzie Prudhomme, Johnny Pou), chansons à boire (Mononc’ André, La traversée…) — et de la structure — montagnes russes d’hymnes festifs et de ballades mielleuses — fera des Antipodes un album plutôt anonyme dans la discographie du quatuor de Repentigny. Sans compter les rimes que l’on devine à des milles à la ronde et quelques « oh oh oh » et « yeah » qui passent de travers.

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IMAGE FOURNIE PAR LA TRIBU

Les Antipodes, des Cowboys Fringants

Déposons ensuite les fleurs : les Cowboys n’ont rien perdu de leur flair pour ficeler des rengaines rassembleuses, portées par la voix charismatique de Karl Tremblay. Il faut aussi reconnaître quelques sonorités moins prévisibles (chanson bretonne, rockabilly, etc.) sous les soins de Gus van Go et de Walter F, qui avaient déjà fait équipe sur Octobre.

Entre ces deux pôles, un album plutôt moyen.

★★★

Pop-folk, Les Antipodes, Les Cowboys Fringants, La Tribu.