Cinq ans après Turn Blue, où rock psychédélique, blues et pop radiophonique faisaient bon ménage, le duo de l’Ohio signe un album nostalgique et… plutôt convenu.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Le « retour aux sources » prend ici racine dans des riffs de guitare familiers (les baby-boomers sauront répertorier les influences, de Stealers Wheel à AC/DC), des paroles de façade et une réalisation épurée exempte de Danger Mouse, « troisième roue » de l’aventure The Black Keys depuis une décennie.

C’est électrique à souhait, comme l’annonce la chaise d’un autre temps qui figure sur la pochette.

Si ce neuvième album de Dan Auerbach (voix, guitare) et de Patrick Carney (batterie) ne fait pas de victimes, il ne sauvera pas non plus le rock de son agonie annoncée.

L’écoute est loin d’être déplaisante : le groove des percussions, certaines guitares tempétueuses et le charisme du chanteur font mouche.

Reste que l’exploration a été complètement sacrifiée au profit d’hommages sincères mais passéistes.

IMAGE FOURNIE PAR NONESUCH RECORDS

Let’s Rock, de The Black Keys

★★★

ROCK. Let’s Rock. The Black Keys. Nonesuch Records.