Ils squattent le sommet des palmarès et provoquent des pics d'hystérie chez leurs fans depuis qu'ils ont été révélés par l'émission X Factor en 2010. Niall Horan, Zayn Malik, Liam Payne, Harry Styles et Louis Tomlinson font à présent l'objet d'un documentaire signé Morgan Spurlock: One Direction: This Is Us, dont ils faisaient la promotion à New York ce week-end.

Mis à jour le 26 août 2013
Sonia Sarfati LA PRESSE

À l'extérieur de l'hôtel où se déroulaient les rencontres de presse, derrière des clôtures et sous l'oeil de policiers dépêchés là pour l'occasion, plusieurs centaines de jeunes filles faisaient le pied de grue, carnet d'autographes à la main ou carton déclarant leur amour à l'un ou à l'autre des artistes à bout de bras. Pendant ce temps, à l'intérieur, les cinq membres de One Direction se prêtaient à l'interminable ronde d'entrevues. La légèreté était au rendez-vous. L'humour aussi. La gentillesse également - oh, le visage de cette préadolescente qui accompagnait sa mère à la conférence de presse lorsque Harry lui a fait la bise en quittant la salle! De quoi alimenter bien des rêves. Et des jalousies, certainement.

Bref, ils se sont pointés en deux groupes. Harry et Niall en premier. Zayn, Liam et Louis par la suite. À l'aise derrière la table et le micro. Prêts à faire face à une chanson qu'ils connaissent bien.

«Nous voulions que ce documentaire se fasse, a assuré Liam. Nous avons rencontré Morgan, nous avons discuté pendant trois heures avec lui. Et nous nous sommes entendus sur une chose: nous refusions que le film soit «scénarisé». Notre désir est que les fans sachent vraiment comment ça se passe quand on fait partie de One Direction.» Pour cela, un seul moyen: «Donner accès aux coulisses à toute l'équipe - réalisateur, producteurs, cameramen. C'était la manière d'arriver à un portrait fidèle à la réalité», a ajouté Niall.

Disons que ledit portrait et ladite réalité sont très sages pour l'oeil extérieur. Mais, pour les principaux intéressés, le résultat est «aussi excitant qu'angoissant». «On a vu cinq ou six montages du documentaire et, chaque fois, on pouvait se dire que si on n'aimait pas quelque chose ou si on était mal à l'aise, il était possible de changer. Mais là, ce qui est fait est fait, c'est ce que les gens vont voir et c'est beaucoup plus énervant. C'est comme livrer une nouvelle chanson: on espère que les fans vont aimer. Et en attendant leur réponse, nous nous sentons vulnérables», a souligné Harry.

Lequel, quand on aborde l'avenir du groupe, s'arrête à l'excitation que leur procure la préparation de la tournée qui commence l'an prochain. "Étant donné l'histoire des groupes, il y a bien sûr des rumeurs de séparation, de carrières solos, mais pour l'instant, on est trop occupés pour penser à autre chose qu'à One Direction», a noté celui dont l'un des grands plaisirs est de passer quelques jours dans sa famille - «regarder la télévision avec mes parents, tomber endormi sur le divan et ne pas me réveiller à cause de la sonnerie du réveille-matin».

Il disait cela un large sourire aux lèvres. Ces gars-là s'affichent heureux de ce qu'ils vivent, point. Pas de plaintes au programme (public) du week-end. Enfin, pas sérieusement. «J'ai un mauvais genou. Je peux donc vous assurer qu'à 60 ans, je ne ferai plus partie de One Direction.» C'est le plaisantin du groupe, Niall, qui parlait, évoquant entre autres la première de This Is Us au Leicester Square de Londres. «Il y a deux ans, on était là pour Harry Potter, c'était la plus grosse première à avoir lieu là. Et soudain, c'était notre tour!»

Liam, lui, a été le plus volubile, samedi, devant les médias. Des phrases en rafales, livrées avec sérieux. Il a notamment évoqué le passage du groupe en Afrique afin de tourner un clip promotionnel pour une organisation caritative britannique qui oeuvre au Ghana. «C'est bien, d'avoir ce genre de pouvoir.» Ou encore, il a tenté de démarquer «1D» de l'image du boys band. «On ne danse pas, ce qu'on fait sur scène n'a pas l'air enrégimenté, on est plus dans le style libre.» «Bref, on ne suit pas le stéréotype du boys band et on n'en est pas un», a complété Louis avec un sourire énigmatique.

En fait, derrière le micro, c'est Zayn qui s'est fait le plus discret. Peut-être parce qu'on l'a abordé de front par une question au sujet de ses récentes fiançailles. «Bien sûr que nous avons assez de temps libre pour développer des relations. Je vois ma fiancée très régulièrement. Le reste est entre elle et moi. C'est privé», a laissé tomber celui qui n'a pas oublié le conseil reçu alors que 1D faisait ses premiers pas. «La clé du succès dans cette business, c'est d'arrêter de chercher l'anonymat, mais de chercher la simplicité.»

À garder en mémoire maintenant que pour eux, l'anonymat est chose du passé.

One Direction: Nous voici (One Direction: This Is Us) prend l'affiche le 30 août.

Les frais de voyage ont été payés par Sony Pictures.