Bien sûr, il y a les Zombies, qui n'ont jamais aussi bien porté leur nom. Mais ils ne sont pas les seuls. Pour le meilleur et pour le pire, d'autres formations issues du fameux British Boom du milieu des années 60 continuent à se produire régulièrement.

Jean-Christophe Laurence LA PRESSE

On pense d'abord aux Rolling Stones, dont l'acharnement force l'admiration. Comptant encore trois membres originaux, le groupe de Jagger et Richards symbolise à lui seul tout l'entêtement d'une génération qui refuse de jeter l'éponge. L'été dernier, la formation a souligné son 50e anniversaire, ce qui n'est pas rien, même si, en ce qui nous concerne, c'est déjà 35 ans de trop...

Tout aussi mythiques, les Who n'ont pas davantage décroché. Réduit à deux membres originaux (Townshend et Daltrey) depuis la mort du bassiste John Entwistle, le groupe s'est produit coup sur coup au 44e Super Bowl et à la cérémonie de clôture des JO de Londres, avant de monter un nouveau spectacle pour son classique Quadrophenia, qu'il a d'ailleurs présenté à Montréal en novembre.

Radotage? Peut-être bien. Mais il y a pire.

Victimes d'une succession de batailles judiciaires, les Animals existent désormais sous de multiples incarnations, qui ne comptent parfois qu'un membre original (qui n'est pas nécessairement Eric Burdon) et se contentent de tirer profit des anciens succès. Même scénario chez les Herman's Hermits, qui poursuivent leur carrière en version dédoublée, avec seulement deux membres originaux: d'un côté le batteur Barry Whitwam, de l'autre le chanteur Peter Noone. Évidemment, pas de nouveau disque depuis 1967...

Les Hollies ont un peu mieux vieilli. Bien que morcelé, le groupe a lancé un nouvel album en 2009, avant d'être introduit au Temple de la renommée de la musique en 2010, ce qui a ouvert la porte à de sympathiques retrouvailles. Pour ce qui est des Kinks, qui ont donné leur dernier concert officiel en 1996, on attend toujours. Les rumeurs de réunion se multiplient depuis 15 ans. Mais elles sont régulièrement démenties par les anciens membres de la formation, à commencer par les deux frères Davies, qui ne semblent pas avoir réglé leurs différends.

Finalement, ce sont encore les Beatles qui ont tout compris. En 1970, le groupe a tiré la plogue pour toujours, nous épargnant le triste tableau d'un groupe rabouté, ressassant ses vieux succès sur un rush de Viagra. Merci les gars.