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Le Café Sarajevo ferme ses portes: fin d'une belle aventure

Le Café Sarajevo nouvelle mouture n'a pas connu... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Le Café Sarajevo nouvelle mouture n'a pas connu le succès de l'ancienne, qui fut un haut-lieu de la bohème montréalaise et le QG du comité de solidarité Québec-Bosnie. (sur la photo, le propriétaire Osman Koulenovitch célébrant dans son café la chute du président serbe Slobodan Milosevic, en octobre 2000).

Photo Alain Roberge, archives La Presse

Fini, adieu, do videnja. Le Café Sarajevo ferme ses portes. Pour de bon. C'est du moins ce qu'assure son ineffable patron, Osman Koulenovitch, qui ouvrira ses portes samedi pour une ultime soirée tzigane.

«Les propriétaires se plaignaient du bruit, affirme M. Koulenovitch. On ne pouvait pas faire de musique. L'argent ne venait pas. J'ai investi beaucoup d'argent. Mais là, fini le sentimentalisme, ma décision est prise, c'est assez.»

Ce n'est pas la première fois qu'Osman met fin à l'aventure du Sarajavo. En 2006, l'artiste d'origine bosniaque avait fermé son chaleureux bar-spectacle de la rue Clark, après de longs démêlés avec la bureaucratie montréalaise, qui avaient fait beaucoup jaser dans les médias. Après avoir pris une sabbatique, il a rouvert en 2007 au 6548 boulevard Saint-Laurent, à une encablure au sud de la Petite Italie.

Est-ce, comme il dit, le «problème de bruit» ? L'aspect «no man's land» de ce tronçon de la Main? Ou tout simplement le fait que l'intérêt pour la musique tzigane était passé de mode?

Toujours est-il que le nouvel endroit n'a jamais vraiment décollé, en tout cas pas autant que le premier Café Sarajevo, qui fut dans les années 90 un haut lieu de la bohème montréalaise et le QG du comité de solidarité Québec-Bosnie, créé dans la foulée de la guerre en ex-Yougoslavie.

Résigné

Aujourd'hui, Osman contemple son échec avec, sinon de la sagesse, du moins une sage résignation. Il est content que son café ait marqué aussi durablement la vie culturelle et multiculturelle de Montréal. Mais il réalise que l'aventure a fait son temps.

«Je ne suis pas nostalgique, dit-il, sauf pour me rendre compte qu'il n'y a plus rien à faire.»

Voilà un discours qu'on croit avoir déjà entendu... Le flamboyant personnage ouvrira-t-il un autre café, ailleurs, comme il l'a déjà fait? Son premier réflexe est de dire non. Puis il se ravise et lance une perche. Si des gens d'affaires lui font signe, et qu'ils ont les reins solides, peut-être s'offrira-t-il comme «Saint-Esprit».

Établi au Québec depuis 1973, M. Koulenovictch profitera de la soirée de fermeture pour fêter ses 70 ans. Pour l'occasion, le café accueillera le groupe Soleil tzigane, qui était presque la marque de commerce du Sarajevo première époque. Que les proprios soient prévenus: «On va en faire, du bruit...»




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