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Les 15 ans de Mémoire d'encrier: dans leurs mots

L'auteure Joséphine Bacon... (Photo Alain Roberge, archives la Presse)

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L'auteure Joséphine Bacon

Photo Alain Roberge, archives la Presse

Nous avons demandé à cinq écrivains phares de la maison de nous expliquer ce qu'est pour eux Mémoire d'encrier.

Joséphine Bacon

«Dire qu'il [Rodney Saint-Éloi] a commencé dans sa cuisine, et ça existe vraiment aujourd'hui. C'est extraordinaire! Pour moi, Mémoire d'encrier, en tant qu'auteure, c'est comme le prolongement de ma famille. Quand tu entres dans Mémoire d'encrier, tu entres dans le monde. Je rencontre toujours un auteur chez eux, comme si c'était notre maison, et il y a tellement de diversité. On est accueilli, on prend un café, on reste un peu, on s'attarde. Ce n'est pas qu'une seule vision, c'est une vision globale de la terre pour les auteurs, que tu sois d'ici, ou de là, tu es sûr que si Mémoire d'encrier aime ce que tu écris, on te publiera. Pour les auteurs autochtones, on est à l'aise avec Rodney, il est un peu comme nous, autant qu'Haïtien. Et aujourd'hui, il ne peut plus passer inaperçu.»

Dany Laferrière

«Il faut qu'il y ait un village, c'est la méthode Rodney. Que les gens se connaissent, se lisent, se parlent. C'était comme ça en Haïti et il a transporté ça à Montréal. Mémoire d'encrier a commencé avec des fêtes. Et dès qu'il est arrivé, il a vu le trou béant dans le paysage littéraire québécois, l'absence des autochtones. Il y avait des références dans la littérature québécoise, mais ça ne venait pas de la bouche du cheval lui-même. Et c'est une nouvelle génération, des jeunes qui apportent un regard neuf à la société, ce n'est pas une voix plaintive, c'est une voix contestataire, qui regarde la réalité avec calme et poésie. Quand il s'agit du Salon du livre, la présence de Mémoire d'encrier est festive, vivante. Le côté directement commercial n'est pas le centre de l'affaire. Quand on passe par leur stand, on ne voit pas des écrivains qui ont l'air de subir une punition, on voit des gens qui se parlent. Enfin, Rodney mélange fortement sa vie privée et cette vie littéraire, pour montrer que l'éditeur n'est pas seulement un professionnel, qu'il y a un art de vivre derrière. Je crois qu'il est le seul éditeur au monde qui n'a pas de cellulaire...»

L'auteure Yara El-Ghadban... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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L'auteure Yara El-Ghadban

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

Yara El-Ghadban

«Mémoire d'encrier a changé ma vie. C'est se réveiller chaque matin avec le sentiment de quelque chose qui commence. Mémoire d'encrier, c'est l'espoir que seul rendent possible la littérature, le combat et la peur de rien.»

Ouanessa Younsi

«Mémoire d'encrier, c'est: une famille, car on y est accueilli comme chez soi; l'audace de publier des voix du silence; et la possibilité que la littérature sorte du livre, crée la rencontre, la vie.»

Naomi Fontaine

«Mémoire d'encrier, c'est une communauté littéraire, que je ne connaissais pas avant, car je ne viens pas d'un milieu littéraire. Ce sont ces gens-là qui m'aident et qui me boostent dans mes projets. Ils sont donc vraiment essentiels pour moi. Je dirais aussi que Mémoire d'encrier a fait quelque chose que je n'ai pas vu dans les autres maisons, c'est une reconnaissance de la littérature des Premières Nations. C'est drôle, parce que c'est un Haïtien qui a aidé à l'émergence de cette littérature-là, qui a eu l'oreille à l'écoute alors que c'était une littérature éloignée de la sienne, et qui l'a reconnue et estimée rapidement, et qui a envie de la faire grandir.»




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