Gad Elmaleh s'est de nouveau défendu mardi matin contre les accusations de plagiat à son encontre, mises en lumière par la chaîne YouTube CopyComic. Pour lui, les numéros d'humour reposent sur des observations, qui se retrouveront inévitablement utilisées par plusieurs artistes, mais qui ne sont la propriété intellectuelle de personne.

MARISSA GROGUHÉ LA PRESSE

Sur les ondes de la radio française Europe 1, en entrevue avec l'animateur Nikos Aliagas, l'humoriste s'est exprimé sur les ressemblances entre certaines de ses blagues et celles d'autres humoristes.  

En janvier dernier, la chaîne YouTube CopyComic publiait un nouveau montage, d'une dizaine de minutes, montrant en parallèle des extraits de numéros de Gad Elmaleh et ceux d'autres comiques, notamment, Dany Boon, Martin Matte, Steven Wright et Dana Carvey.

Une semaine plus tard, une nouvelle vidéo consacrée à Gad Elmaleh mettait en lumière des similitudes entre des blagues servies par le français et celles de Louis-José Houde et Martin Petit, notamment.

Selon le principal intéressé, il est beaucoup question d'«observations», en humour, qui sont le «point de départ» des sketchs. Ces observations «n'appartiennent à personne», a-t-il affirmé.  

À titre d'exemple, Gad Elmaleh a parlé d'un plat que l'on met au micro-ondes plusieurs minutes, qui en ressort brûlant, mais dont le contenu est encore froid. Une histoire universelle, qui est une bonne base pour un sketch et que «10 ou 15» humoristes, au moins, ont utilisée dans des numéros, d'après lui. «Un mec bourré qui titube, ça n'appartient à personne, a-t-il également noté. Sinon, on déposerait la vie.»  

Ainsi, pour l'humoriste, chacun devrait être libre d'exploiter ces sujets découlant d'observations. Interrogé à savoir si le monde de l'humour tolérait et savait que des mêmes sujets étaient traités par plusieurs comiques, Gad Elmaleh a assuré que oui.  

«Mais c'est en train de changer, a-t-il ajouté. Et c'est normal. [...] Il ne faut pas se battre contre. Il faut continuer à bosser, à écrire.»

En 2017, la chaîne YouTube CopyComic accusait déjà l'humoriste d'avoir plagié un sketch de Jerry Seinfeld.  

En janvier dernier, l'institution du Quartier Latin le Bordel Comédie club avait banni l'humoriste.

L'humoriste avait pris la parole une première fois en publiant mi-février une vidéo intitulée Chouchou a quelque chose à vous dire. À travers son personnage fétiche, il avait abordé l'affaire, sans toutefois se repentir.

Quelques semaines plus tard, Gad Elmaleh a pris des moyens légaux pour faire retirer les vidéos de CopyComic qui le concernent des réseaux sociaux. Par l'entremise de ses avocats, l'humoriste a demandé à Twitter de supprimer les publications.