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Minifest: le balado dans un festival près de chez vous

François Tousignant (à droite), directeur du Minifest, et Charles Thompson-Leduc, directeur... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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François Tousignant (à droite), directeur du Minifest, et Charles Thompson-Leduc, directeur de la programmation des podcasts

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

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Stéphanie Dupuis

Collaboration spéciale

La Presse

Alors que le festival d'humour Minifest ne comptait que cinq enregistrements de balados devant public l'an dernier, ce nombre bondit à 12 pour la troisième édition de l'événement. Avant que le festival batte son plein sur la Plaza St-Hubert, La Presse est allée à la rencontre de témoins de l'importance du podcast en humour.

Il suffit d'un sujet (de préférence de niche), d'un micro, d'un enregistreur et de quelques bases en montage audio pour se lancer dans l'univers du balado. Les humoristes se ruent vers cette méthode peu coûteuse qui leur apporte notoriété et tribune.

«Le balado, c'est le nouveau: "On s'achète-tu un bar?" Maintenant, on dit: "Est-ce qu'on se part un podcast?"», lance François Tousignant, directeur du Minifest.

Le succès du balado au Québec, on peut en partie l'attribuer à la réussite de Sous écoute, le balado de l'humoriste Mike Ward.

Enregistrée au Bordel Comédie Club, l'émission est l'une des plus populaires au Québec, avec en moyenne 60 000 téléchargements par semaine. Loin de se targuer d'avoir inventé la roue, Sous écoute s'inscrit dans un format déjà bien ancré aux États-Unis. Il s'inspire notamment du balado WTF de Marc Maron, qui fonctionne depuis près de 10 ans maintenant.

Mais c'est surtout 3 bières qui a donné le ton au Québec, selon Charles Thompson-Leduc, directeur de la programmation des podcasts au Minifest. La série, animée par des discussions sur un sujet fourni par le public, existe depuis 2012.

Si l'on attribue un succès aussi grand au balado, c'est que ses amateurs se multiplient à une vitesse fulgurante et deviennent «totalement accros», suggère le maniaque de ce mode de communication.

Dans l'air du temps

«Je ne me reconnais pas dans la radio traditionnelle, sauf quelques exceptions. [...] Le podcast prend la place de la radio. Tu peux l'avoir partout, quand tu veux et, surtout, sans être dérangé par des publicités», soulève Charles Thompson-Leduc, qui s'est lui-même lancé dans le balado il y a près de cinq ans avec Le petit bonheur.

François Tousignant, directeur du festival d'humour Minifest... (Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse) - image 2.0

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François Tousignant, directeur du festival d'humour Minifest

Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse

Si la qualité ne se trouve pas dans le nombre, le balado devient l'exception qui confirme la règle. Sa croissance fait augmenter les standards tout comme les attentes du public.

«Il y a une profondeur dans le propos que tu ne retrouves pas dans d'autres contextes», indique l'humoriste Jérémie Larouche, animateur du balado Mouhahaha.

«La relève se fait retirer une à une les émissions télé qui la mettent en valeur», dénonce Jérémie Larouche, humoriste et maître du micro du balado Mouhahaha.

Parmi les autres moyens, plusieurs ont trouvé leur compte dans cette forme de radio.

Le plaisir d'enregistrer devant public

Avec son rythme beaucoup plus décontracté, sans limites de temps et non contrôlé, le podcast a tout pour séduire la relève, mais aussi la former.

«Il y a moins la pression de performance qu'il peut y avoir quand tu fais du stand-up», estime Jérémie Larouche.

«C'est comme une école. C'est bon pour [les jeunes humoristes] artistiquement et ça les prépare à avoir une meilleure dégaine en entrevue», note François Tousignant.

De plus, pour les humoristes, rien n'égale la satisfaction d'enregistrer devant public.

«On voit les chiffres. Il y a beaucoup de personnes qui écoutent. Mais voir les visages, pouvoir les remercier, ça a beaucoup d'effet sur moi», explique Charles Thompson-Leduc, créateur du balado Le petit bonheur et directeur de la programmation des podcasts au Minifest.

«Le public est intimement relié à ce qui se dit sur scène. On peut donner le micro à des gens dans la salle pour qu'ils nous racontent leurs anecdotes», souligne Jérémie Larouche, dont la série baladodiffusée consiste à raconter des histoires de mauvais coups.

«Si je le pouvais, je ne ferais que des enregistrements devant public. Les invités se donnent toujours un peu plus quand il y a du monde», ajoute-t-il.

Une programmation qui gagne en assurance

Le directeur du Minifest François Tousignant assume davantage son rôle d'administrateur et ne se considère plus comme un «imposteur», comme c'était le cas pour les deux premières années d'activité du festival.

«On a atteint une certaine reconnaissance auprès de l'industrie. Pierre-Bruno Rivard, qui est là depuis le début, présente un numéro exclusif à notre festival», relève le directeur du Minifest avec fierté.

Pour cette édition du Minifest, le «PDG», comme l'indique son veston, s'est offert un autobus transformé par l'humoriste Guy Bernier. Le véhicule, stationné entre le Medley Simple Malt et le Nestor, devient la quatrième salle de l'événement; 12 spectacles y sont présentés.

Parmi les représentations à ne pas manquer, François Tousignant signale En route vers mon premier cachet, une compétition inspirée de l'émission En route vers mon premier gala. La soirée, animée par Zach Poitras, a lieu demain à 22 h, au Nestor.

Les Amazones, un «podcast LGBTQ2+ et très geek», est également un incontournable, selon Charles Thompson-Leduc, particulièrement fier d'avoir équilibré sa programmation avec quelques émissions menées par des femmes. Il sera enregistré demain, à 19 h, au Café les Oubliettes.

Avec un festival qui double de taille chaque année jusqu'ici, le Minifest assure son désir de poursuivre dans cette direction. Le directeur de l'événement songe même à étendre sa formule « dans le respect des artistes » à la scène musicale.

Le Minifest se déroule au Medley Simple Malt, au Nestor, dans l'autobus et au Café les Oubliettes jusqu'au 30 juin.

Charles Thompson-Leduc, directeur de la programmation des podcasts au Minifest... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse) - image 3.0

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Charles Thompson-Leduc, directeur de la programmation des podcasts au Minifest

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Cinq balados à découvrir au Minifest

Pause Hamac

Mené par Émilie Lapointe, Pause Hamac est un balado qui parle d'humour avec des invités, généralement des humoristes de la relève ou d'autres baladodiffuseurs.

Es-tu game?

Animé par des passionnés de jeux de société, Es-tu game? présente chaque semaine un nouveau jeu de société auquel s'adonnent quelques invités.

Les mystérieux étonnants

Les amateurs de culture populaire se réunissent autour de ce balado qui traite de bandes dessinées, de jeux vidéo, de cinéma et de téléséries.

Le Stream

Balado signé par le satiriste Yan Thériault, Le Stream se présente sous un format de talk-show de divertissement.

What's up Podcast

Animé par Jerr Allain, What's up Podcast dévoile hebdomadairement avec un invité les coulisses de la relève en humour.




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