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Kamik par-delà les frontières

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Actuellement, ce sont plus de 3500 modèles de bottes que propose Kamik.

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La concurrence mondiale est vive sur la planète « innovation », et les décideurs économiques de Saint-Laurent veulent amener les entreprises manufacturières de cet arrondissement montréalais à prendre le virage technologique pour rendre leurs usines plus « intelligentes ». »

Julie Roy

Collaboration spéciale

La Presse

L'ouragan Florence, qui a frappé les États-Unis en septembre, a eu un effet inattendu pour une entreprise bien connue de l'arrondissement montréalais de Saint-Laurent. Kamik, fondée en 1898, a dû livrer rapidement près de 150 000 paires de bottes de pluie aux sinistrés américains. Un type de commande-surprise qui survient plus fréquemment à cause des changements climatiques.

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L'entreprise de Saint-Laurent produit uniquement sur commande. Ainsi, aucune botte n'est entreposée puisqu'elle prend la route dès qu'elle est terminée.

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Dans son usine montréalaise ce sont  plus de 3 millions de paires de bottes d'hiver et de pluie qui sont fabriquées annuellement.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

L'entreprise, présente à Saint-Laurent depuis 50 ans, vend chaque année pour plus de 100 millions de dollars de bottes dans une cinquantaine de pays un peu partout dans le monde. Curieusement, son principal marché n'est pas ici. « Dans notre créneau, le Canada est un territoire fortement occupé par la concurrence. Les changements climatiques nous ont cependant ouvert des marchés où il n'y avait traditionnellement pas d'hiver rigoureux », explique Joe Bichai, vice-président, fabrication, de Kamik.

« On observe une ruée sur les bottes canadiennes quand il neige à Rome ou à Paris. Ces consommateurs cherchent un produit fait chez nous, car il est synonyme de qualité supérieure. » - Joe Bichai

FINI, LA CHAÎNE DE MONTAGE

Pour les dirigeants de Kamik, la pire chose qui puisse arriver est un défaut de fabrication. Pour éviter les rejets, l'entreprise a démantelé en 1993 sa chaîne de montage. Aujourd'hui, ce sont des couturières qui assemblent de A à Z chaque botte d'hiver. «  Le travail de l'employé est valorisé, car il est conscient que la prochaine personne qui ouvrira la boîte sera le consommateur », raconte Joe Bichai.

La production modulaire a aussi été intégrée dans l'idéologie de l'entreprise. Le principe est fort simple : produire uniquement sur commande. Ainsi, aucune botte n'est entreposée puisqu'elle prend la route dès qu'elle est terminée. « Cette méthode nous donne une grande flexibilité puisque nous n'avons pas besoin d'arrêter la production. Nos fournisseurs sont des gens locaux, et toutes les commandes sont suivies en temps réel. On peut répondre aux besoins de 23 clients différents au même moment, et cela, en moins de 24 heures. »

LA SCIENCE ET LES BOTTES

En plus de son usine montréalaise où sont fabriquées plus de 3 millions de paires de bottes d'hiver et de pluie par an, Kamik compte des usines au New Hampshire et en Ontario. C'est à cette dernière qu'est fabriqué le feutre qui sert à garder les pieds au chaud. L'entreprise utilise d'ailleurs des bouteilles d'eau recyclées dans la composition de ses feutres.

« Les gens ne s'en rendent pas nécessairement compte, mais il y a beaucoup de haute technologie qui entre dans la fabrication d'une botte pour qu'elle soit chaude et résistante. » - Joe Bichai

Le fabricant a aussi eu recours à la science pour confirmer ses facteurs de confort. « Beaucoup de bottes arrivaient chez nous de l'Asie et indiquaient qu'elles pouvaient aller jusqu'à - 20 °C ou même - 40 °C, ce qui était faux. » Avec d'autres membres de l'Association des manufacturiers de chaussures du Canada, Kamik a déclaré la guerre à ces faux degrés. Elle a développé avec le Centre d'excellence des technologies textiles (CTT), un organisme indépendant, un indice d'isolation thermique inspiré de la NASA. « Aujourd'hui, c'est le CTT qui teste les bottes et qui approuve les indices de température à imprimer sur les étiquettes. Cela nous donne un avantage parce que nous savons que nos bottes vont passer le test », raconte Joe Bichai.

JOUER DEHORS

Signe des temps, la direction de Kamik a commandé plus tôt cette année une étude auprès de mères d'enfants de 3 à 12 ans aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et en Norvège. « On se doutait que les enfants jouaient moins dehors, mais on voulait des chiffres », affirme Joe Bichai. Le sondage a révélé que 45 % d'entre eux consacrent moins de temps à jouer dehors que leurs parents l'ont fait. Kamik a donc lancé le mouvement #libérezlejeu pour encourager les parents à redécouvrir l'équilibre créatif d'un horaire plus libre et déconnecté avec leurs enfants par le truchement d'activités extérieures.




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