Connue pour ses micros croissants et ses Madeleines, l’entreprise québécoise La Petite Bretonne vient de recevoir un coup de pouce financier du gouvernement fédéral de 2,6 millions pour un projet total de 11 millions. L’objectif : mécaniser une toute nouvelle ligne de Madeleines qui permettra d’en produire 38 000 à l’heure, a annoncé mardi, le président-directeur général de l’entreprise, Serge Bohec.

Nathaëlle Morissette Nathaëlle Morissette
La Presse

« Je m’étais toujours dit : je mécaniserai la Madeleine quand les Européens viendront ici pour vendre (les leurs), a expliqué M. Bohec lors du point de presse visant à annoncer la contribution financière du gouvernement fédéral dans le projet. Et c’est ce qui est arrivé l’année dernière. Les Européens sont venus vendre des Madeleines ici puisque le marché avait été ouvert par La Petite Bretonne. Je me suis dit : c’est le temps d’investir dans une ligne entièrement mécanisée. »

Annuellement, l’entreprise produit entre trois à quatre millions de dollars de Madeleines. « C’est pour ça que la robotisation est importante, ajoute Serge Bohec, pour pouvoir tripler, quadrupler ce montant. » Cette nouvelle ligne permettra également de créer 15 nouveaux emplois.

La Petite Bretonne, fondée dans les années soixante, opère présentement deux usines au Québec : à Blainville - où est situé son siège social - et à Joliette. L’entreprise emploie au total 244 personnes. Elle produit essentiellement des chocolatines, des croissants, des biscuits et des Madeleines.