Une dizaine de jours après Aldo, voilà que Reitmans, un autre détaillant montréalais d’envergure, souhaite se restructurer à l’abri de ses créanciers.

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

Le détaillant fondé il y a presque 100 ans s’est présenté ce matin au Palais de justice pour demander d’être protégé en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

Dans un communiqué, le président et chef de la direction de Reitmans, qui est aussi le petit‑fils des fondateurs, Stephen Reitman, a affirmé que cette demande de protection est « assurément la décision la plus difficile que nous ayons eu à prendre dans l’histoire quasi centenaire » de l’entreprise.

« Mais la pandémie actuelle ne nous laisse aucun choix-nous sommes convaincus qu’il s’agit de la seule solution pour nous assurer de continuer à prospérer dans l’avenir », a-t-il ajouté.

Les services du cabinet Ernst & Young ont été retenus. Celui-ci est également contrôleur pour Aldo.

Les magasins rouvriront quand cela sera permis par les autorités et les clients pourront continuer d’acheter en ligne pendant le processus.

Reitmans affirme que la procédure lui permettra de « mettre en œuvre un plan de restructuration qui tient compte des incidences de la COVID‑19 et vise à rebâtir une entreprise plus résiliente et positionnée en vue de sa réussite à long terme.

Des démarches ont été entreprises pour obtenir un financement temporaire du débiteur-exploitant (DIP) en plus d’être en pourparlers avec des prêteurs relativement à l’obtention d’un financement permanent.

La semaine dernière, un expert de la vente au détail du vêtement prédisait, lors d’un entretien avec La Presse que Reitmans se placerait à l’abri de ses créanciers, de même qu’une douzaine d’autres détaillants canadiens à très court terme.

Reitmans compte environ 6800 employés et exploite 576 magasins, dont 259 Reitmans, 106 Penningtons, 80 RW & CO., 77 Addition Elle et 54 Thyme Maternité.