Caroline Néron a officiellement signifié hier la faillite de son entreprise de bijoux, selon le syndic responsable du dossier BDO Canada. Les boutiques avaient toutes été fermées au cours des dernières semaines et le site web avait cessé d’être en activité au début d'octobre.

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

En mettant la clé sous la porte, Caroline Néron ne se retrouvait pas automatiquement en faillite.  

Mais la femme d’affaires et actrice avait récemment reçu un avis de défaut puisqu’elle n’avait pas payé ses loyers aux propriétaires des centres commerciaux et de son siège social depuis un certain temps. Elle avait alors 30 jours pour payer son dû.  

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Caroline Néron

Sans entrées d’argent, la faillite était le scénario le plus probable.

Le syndic de faillite devra maintenant saisir les actifs et les liquider pour rembourser en partie les créanciers.

Ceux-ci devaient recevoir un premier versement en décembre prochain, conformément à l’entente convenue au printemps dernier.

Les deux sociétés de Caroline Néron qui s’étaient placées à l’abri de leurs créanciers en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 10 janvier avaient des dettes totalisaient 9 millions de dollars. L’un des plus importants créanciers était Revenu Québec (environ 1,5 million de dollars).

Ces dernières semaines, l’entrepreneure de 46 ans a publié des photos d’elle sur Instagram sur lesquelles on pouvait la voir fermer des boutiques avec beaucoup d’émotions.

Début septembre, Caroline Néron a confié à La Presse que son intention était de donner des conférences pour raconter les hauts et les bas de son parcours dans le milieu des affaires.