(Montréal) Nemaska Lithium et le Groupe Pallinghurst se donnent plus de temps pour conclure une entente permettant au groupe londonien de s’installer aux commandes de la société québécoise, dans laquelle Québec a investi 130 millions et qui tente d’obtenir le financement nécessaire pour compléter son projet de mine et d’usine de transformation de lithium.

La Presse canadienne

La période d’exclusivité venait à échéance vers le 19 octobre et Nemaska Lithium a indiqué, lundi, après la clôture des marchés financiers, que cette fenêtre serait prolongée jusqu’au 31 décembre.

Par voie de communiqué, le président et chef de la direction de la société, Guy Bourassa, a indiqué avoir « toutes les raisons de croire que nous avons répondu à toutes leurs exigences (de Pallinghurst) au niveau des vérifications techniques du projet ».

Dans le cadre de son projet annoncé en mai 2018 et initialement estimé à 1,1 milliard, Nemaska Lithium prévoyait de transformer, dans une usine électrochimique à Shawinigan, du minerai de spodumène extrait de la mine Whabouchi – à quelque 300 kilomètres au nord de Chibougamau – en sels de lithium à valeur ajoutée, pour ensuite le vendre à des fabricants de matériaux de cathodes destinés aux batteries rechargeables lithium-ion.

En raison des dépassements de coûts, la société a décidé, plus tôt cette année, d’interrompre la construction de son usine de Shawinigan.

Parallèlement, Nemaska Lithium est toujours impliquée dans un litige judiciaire avec des créanciers obligataires qui détiennent des obligations de 350 millions, puisqu’elle souhaite rembourser ces derniers, ce qui mettrait ainsi fin à leur contrat.

Pallinghurst pourrait injecter un maximum de 600 millions d’argent neuf dans Nemaska Lithium. L’État québécois est actuellement le plus important actionnaire de la compagnie, avec une participation d’environ 13 % détenue par l’entremise d’Investissement Québec (IQ).

À la Bourse de Toronto, le cours de l’action de Nemaska Lithium est demeuré inchangé, lundi, clôturant à 22 cents.