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Le chantier Irving à Halifax craint de perdre du travail au profit de la Davie

Environ 300 emplois pourraient disparaître si les travaux... (Photo Andrew Vaughan, La Presse canadienne)

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Environ 300 emplois pourraient disparaître si les travaux d'entretien des frégates de la classe Halifax étaient accordés à un autre chantier.

Photo Andrew Vaughan, La Presse canadienne

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Alex Cooke
La Presse Canadienne
Halifax

Les constructeurs de navires du chantier naval d'Irving à Halifax ont lancé une campagne pour préserver leur emploi dans la foulée de rumeurs selon lesquelles certains travaux d'entretien pour les frégates de la classe Halifax pourraient être transférés au chantier de la Davie à Lévis.

Les membres de la section locale 1 de la Fédération des travailleurs de construction navale d'Unifor, qui représente environ 1000 employés d'Irving, a affirmé que le gouvernement fédéral avait récemment laissé entendre qu'il prévoyait confier certains travaux au chantier naval québécois et que les syndiqués néo-écossais craignaient de perdre leur emploi.

Chad Johnson, un représentant national d'Unifor, a indiqué que le syndicat avait entendu dire que le fédéral avait l'intention de transférer ces travaux dans une autre province et qu'il s'opposait à cette décision, qui pourrait avoir un impact désastreux pour les employés du chantier d'Irving à Halifax.

Selon M. Johnson, environ 300 emplois pourraient disparaître si les travaux d'entretien des frégates de la classe Halifax étaient accordés à un autre chantier.

Sean Lewis, le directeur des communications d'Irving Shipbuilding, a écrit dans un courriel que le chantier d'Halifax accomplissait ces tâches depuis près de 10 ans à un prix et selon un échéancier dont il pouvait être fier.

M. Lewis a ajouté que les constructeurs avaient l'expérience et les aptitudes nécessaires pour continuer à entretenir les frégates de la classe Halifax dans leur port d'attache et que l'entreprise espérait que le gouvernement fédéral ne lui retirerait pas ce mandat.

Frédérik Boisvert, le vice-président des affaires publiques pour la Davie, a pour sa part soutenu dans un courriel que le chantier québécois était l'un des derniers à avoir de l'expérience avec les frégates de la classe Halifax. Il a fait valoir que les travailleurs avaient une «connaissance approfondie» de ce qu'il faut faire pour construire et réparer ces navires.

«Notre héritage en tant que centre d'excellence pour l'entretien, la réparation et le service de soutien pour la flotte fédérale rend possible une mise à jour de la Stratégie nationale de construction navale qui allégera la tâche déjà lourde des chantiers afin d'assurer que la marine et la garde côtière ont les navires dont elles ont besoin quand elles en ont besoin», a-t-il écrit.

Le président de l'Association des fournisseurs de Chantier Davie, Pierre Drapeau, a ajouté: «Il est malheureux qu'Irving ressente une fois de plus le besoin d'interférer dans les affaires du Québec et, pire que tout, tente de perturber le travail important requis pour les hommes et les femmes qui servent dans les Forces canadiennes.»

Dans une déclaration transmise par courriel à La Presse canadienne la semaine dernière, Ashley Lemire, une porte-parole pour le ministère de la Défense nationale, a indiqué que le gouvernement annoncerait tout changement apporté à l'entretien des frégates de la classe Halifax au cours des prochaines semaines.

«En raison des travaux prévus pour la Marine royale canadienne, l'option d'avoir deux installations d'entretien et de réparation à partir de 2020 est envisagée, a révélé Mme Lemire. Garder ces frégates opérationnelles est une priorité et être en mesure d'assurer que l'entretien est fait au moment opportun est essentiel.»




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