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Québec: l'aéroport Jean-Lesage prêt pour les grandes ligues

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Le gouvernement du Québec a investi 50 millions de dollars, tout comme le fédéral, dans le projet de modernisation de l'aéroport Jean-Lesage, intitulé YQB 2018.

Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

La direction de l'aéroport Jean-Lesage inaugurait hier un nouveau terminal, qui double la superficie de l'infrastructure et doit l'aider à attirer davantage de passagers. Mais il reste beaucoup à faire à Québec, alors que l'aéroport n'est toujours pas desservi par les transports en commun et que plusieurs résidants locaux préfèrent prendre l'avion de Montréal.

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Gaëtan Gagné, président et chef de la direction d'Aéroport de Québec inc.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, COLLABORATION SPÉCIALE, ARCHIVES LA PRESSE

« D'avoir un aéroport ultramoderne comme celui-là va amener plus de curiosité, plus d'intérêt, plus de voyageurs, plus de compagnies aériennes à Québec », croit le premier ministre Philippe Couillard, qui participait à l'inauguration.

Le gouvernement du Québec a investi 50 millions de dollars, tout comme le fédéral, dans le projet de modernisation de Jean-Lesage, intitulé YQB 2018. Le gestionnaire du lieu, Aéroport de Québec inc., a quant à lui fait des emprunts de 315 millions sur les marchés financiers. Le nouveau terminal international inauguré hier, qui sera en activité dès le 11 décembre, a coûté à lui seul 277 millions.

La décision d'investir aussi massivement s'explique par le désir de l'aéroport de participer à la croissance mondiale de l'industrie. 

« Le nombre de passagers dans le monde va tripler dans les 15 prochaines années. Ceux qui ne s'organisent pas vont manquer ces retombées économiques là », affirme Gaëtan Gagné, président et chef de la direction d'Aéroport de Québec inc.

Car si le nombre de passagers a doublé à Québec depuis 10 ans, l'aéroport Jean-Lesage demeure marginal. Il était le 12e au pays en 2016 quant au nombre de passagers, avec 1,6 million, tout juste dépassé par l'aéroport de Kelowna (1,7 million).

Cette situation crée un cercle vicieux : sans la masse critique nécessaire, le nombre de vols reste réduit, et les passagers se tournent vers d'autres aéroports.

M. Gagné estime par exemple que, bon an, mal an, 1,3 million de vols provenant de clients de la région de Québec sont perdus au profit de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. « Alors il faut avoir des infrastructures pour aller chercher ça, parce que ce sont des revenus que l'économie de Québec perd », dit le directeur général de l'aéroport Jean-Lesage.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, veut d'ailleurs mettre sur pied un comité pour réfléchir à la manière d'accroître les liaisons aériennes. « C'est un comité proactif. Parce que depuis quelques années, on a perdu beaucoup de liaisons avec les États-Unis », explique le porte-parole du maire, Paul-Christian Nolin.

« Le maire se dit : on a un taux de chômage de 4 %, 25 années de croissance économique, une année touristique exceptionnelle, mais le nombre de liaisons aériennes avec les États-Unis diminue, ce n'est pas normal », continue son attaché de presse.

Toujours pas de transport en commun

Québec demeure par ailleurs la seule capitale canadienne de plus de 500 000 habitants qui n'offre pas de service de transports en commun vers son aéroport. Ceux qui ne veulent pas payer la course de taxi de 35 $ doivent marcher au moins 22 minutes de l'arrêt d'autobus le plus près.

« Le Réseau de transport de la capitale reçoit plusieurs critiques, dont celles de touristes, qui n'en reviennent pas d'avoir un accueil aussi cheap dans la ville de Québec, explique Étienne Grandmont, directeur général d'Accès transports viables. Parce que Québec a une très belle image des touristes, mais cet aspect ne cadre pas, ça fait défaut. »

Le directeur général de l'aéroport est conscient de cette lacune. Il rappelle que le Réseau de transport de la capitale (RTC) entend avoir une ligne d'autobus jusqu'à l'aéroport d'ici 2020.

La réélection de Régis Labeaume va aussi permettre la mise en place d'un système de transports en commun structurant, qui pourrait éventuellement relier l'aéroport.

« On a besoin que M. Labeaume nous présente un projet de transports collectifs structurant. Il y a plusieurs endroits qui sont moins bien ou pas desservis. Ça doit être amélioré dans la région, a dit hier M. Couillard. Et on travaille aussi avec le bureau de projet du troisième lien, bien sûr. Mais en termes de transports collectifs, on attend avec beaucoup d'intérêt le projet de Québec et le plus tôt sera le mieux. »




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