Bombardier prévoit hausser significativement sa rentabilité en 2017 grâce en bonne partie aux 14 500 suppressions de postes annoncées cette année.

Sylvain Larocque LA PRESSE

La multinationale montréalaise a dévoilé ses prévisions pour l'an prochain hier soir, à la veille de sa journée des investisseurs, qui se tient aujourd'hui à New York.

La direction prévoit dégager en 2017 un bénéfice ajusté avant intérêts et impôts oscillant entre 530 et 630 millions US, soit 55 % de plus que ce qui est projeté pour l'année qui se termine. Elle s'attend à ce que le chiffre d'affaires augmente de «quelques points de pourcentage» par rapport aux 16,5 milliards US attendus en 2016.

L'entreprise a en outre indiqué qu'elle réduira à une fourchette de 750 millions à 1 milliard US son utilisation des flux de trésorerie disponibles, contre plus de 1 milliard US cette année.

Ces prévisions sont généralement supérieures à celles faites par les analystes financiers jusqu'ici.

« Le solide momentum de 2016 se poursuivra en 2017 », a déclaré hier le PDG de Bombardier, Alain Bellemare, dans un communiqué.

Bombardier prévoit toutefois livrer moins d'avions que ce à quoi s'attendaient les analystes. L'entreprise table sur la livraison de 80 à 85 avions commerciaux et de 135 jets d'affaires, alors que les analystes entrevoyaient généralement la livraison d'une centaine d'avions commerciaux et de 140 à 150 jets d'affaires. On devrait savoir aujourd'hui si Bombardier entend toujours livrer au moins 30 avions C Series en 2017. Seulement sept appareils doivent être livrés en 2016 en raison de problèmes de production chez le motoriste Pratt & Whitney.

Notons que le CS300, le plus grand modèle de la C Series, est entré en service commercial hier chez airBaltic avec un vol entre Riga, en Lettonie, et Amsterdam, aux Pays-Bas. L'appareil vient d'obtenir sa validation de type de la Federal Aviation Administration des États-Unis.

« Certaines sociétés aériennes dans le monde sont très intéressées par la gamme d'avions C Series, mais elles attendaient que ces avions aient démontré leur performance en service avant de s'engager », a affirmé hier Rob Dewar, vice-président responsable du programme chez Bombardier Avions commerciaux

Par ailleurs, selon le quotidien Toronto Star, la Toronto Transit Commission s'inquiète que Bombardier puisse ne pas respecter son engagement de livrer d'ici la fin de 2019 les 204 tramways qu'elle a commandés. Le constructeur a toutefois assuré au journal que l'échéancier tenait toujours.