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Transports collectifs: Bombardier embauche une lobbyiste libérale

Selon la déclaration sur le site du Registre... (Image fournie par la Caisse de dépôt et placement du Québec)

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Selon la déclaration sur le site du Registre des lobbyistes du Québec, Nadine Caux a été embauchée par Bombardier pour faire des démarches auprès du gouvernement avec « l'objectif éventuel d'obtenir des contrats d'achat de véhicules roulants en matière de transport collectif », notamment pour le réseau électrique métropolitain (notre photo).

Image fournie par la Caisse de dépôt et placement du Québec

Bombardier Transport a retenu les services d'une ex-attachée politique libérale devenue lobbyiste pour faire la promotion de ses wagons auprès du gouvernement, notamment dans le cadre du projet de train électrique de la Caisse de dépôt.

L'ancienne employée de Laurent Lessard prévoit ainsi faire pression sur son ancien patron, devenu ministre des Transports, indique le Registre des lobbyistes du Québec.

Selon sa déclaration sur le site, Nadine Caux a été embauchée par le constructeur ferroviaire pour faire des démarches auprès du gouvernement avec « l'objectif éventuel d'obtenir des contrats d'achat de véhicules roulants en matière de transport collectif », notamment pour le « réseau électrique métropolitain (REM) ».

Les élus visés, selon la déclaration : le premier ministre Philippe Couillard, le ministre des Affaires municipales Martin Coiteux et le ministre des Transports Laurent Lessard. Mme Caux a été attachée politique au cabinet de Laurent Lessard de 2009 à 2011, selon son profil sur un réseau social professionnel.

Aucun lobbyisme, dit Bombardier

Contactée par La Presse, Bombardier a assuré que malgré cette déclaration au Registre, « aucune activité » de lobbyisme « liée au projet du REM » n'est réalisée ou n'a été réalisée.

« Le mandat au Registre est rédigé de façon large et n'a tout simplement pas été amendé pour refléter les précisions apportées à l'appel d'offres », a écrit le porte-parole Marc-André Lefebvre dans un courriel. Selon lui, le processus de sélection du constructeur du train - Bombardier fait partie des finalistes - comporte une interdiction d'avoir recours à des activités de lobbyisme.

« Je réitère que Bombardier respecte scrupuleusement et intégralement toutes les règles prévues à l'appel d'offres », a-t-il continué.

Nadine Caux n'a pas répondu au courriel de La Presse, hier. Elle travaille au sein du cabinet Hill+Knowlton Stratégies, à Québec.

Selon le Registre des lobbyistes, elle obtient « moins de 10 000 $ » pour des « représentations, discussions et échanges » visant à faciliter les affaires de Bombardier Transport. Son mandat, enregistré lundi, s'étend du 28 octobre dernier au 31 janvier prochain. Elle dit prévoir contacter le gouvernement au moyen de « communications écrites » et d'« appels téléphonique », mais aussi organiser des entretiens pour des tiers.

En plus du REM, la déclaration cite aussi le réseau de trains de banlieue et le métro de Montréal comme projets d'intérêt pour Bombardier.

Bombardier finaliste

Le 10 novembre dernier, la filiale CDPQ Infra de la Caisse de dépôt et placement a annoncé que Bombardier faisait partie des trois joueurs qualifiés pour soumettre une proposition quant au pan « matériel roulant, systèmes, exploitation et maintenance » du REM. Ses concurrents : un consortium mené par la firme Parsons et un autre alliant SNC-Lavalin et Alstom.

Ce projet d'une valeur totale de 5,5 milliards doit doter l'agglomération de Montréal d'un réseau ferroviaire électrique automatisé. La Caisse de dépôt prévoit desservir l'aéroport, la Rive-Sud et la couronne nord jusqu'à Deux-Montagnes.




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