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Des mécaniciens de la Société des traversiers du Québec déclenchent la grève

Pour la région de la Capitale Nationale, il... (Photo Pascal Ratthé, archives Le Soleil)

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Pour la région de la Capitale Nationale, il est recommandé à la clientèle de la traverse d'utiliser les services de transport en commun de la Société de transport de Lévis et du Réseau de transport de la capitale.

Photo Pascal Ratthé, archives Le Soleil

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Alain Martineau
La Presse Canadienne

Les 150 officiers mécaniciens et de navigation de la Société des traversiers du Québec (STQ) déclencheront une grève légale illimitée à compter de mardi, à minuit une minute, privant ainsi de services, en tout ou en partie, de nombreux utilisateurs sur le fleuve.

En vertu de l'entente sur les services essentiels, le service sera totalement interrompu pour les traverses de Québec/Lévis et de Sorel/Saint-Ignace-de-Loyola, utilisées pourtant par de nombreux travailleurs et étudiants qui devront trouver un autre moyen de transport pour se déplacer.

Pour la région de la Capitale nationale, il est recommandé à la clientèle d'utiliser les services de transport en commun de la Société de transport de Lévis et du Réseau de transport de la capitale.

Le service sera toutefois offert à certaines périodes pour les traverses de l'Isle-aux-Coudres/Saint-Joseph-de-la-Rive, Matane/Baie-Comeau/Godbout et Tadoussac/Baie-Sainte-Catherine.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la Fédération des travailleurs du Québec, dénonce des reculs dans les conditions de travail des employés.

La STQ a reconnu que le point critique de la négociation est la rémunération. Elle a fait valoir que puisqu'elle est assujettie à la Loi sur les négociations collectives dans les secteurs de l'éducation, des affaires sociales et des organismes gouvernementaux, il lui est «impossible» de répondre aux demandes salariales du syndicat.

Le représentant du syndicat, Gordon Ringuette, dénonce le manque de transparence de l'employeur.

«Je ne suis même pas capable de vous dire ce qu'il offre, a dit le syndicaliste en entrevue. Il appelle ça en plus des offres globales et finales. C'est une pseudo-offre. Il n'y a aucun chiffre, ni sur les échelles salariales, ni sur les droits parentaux, ni sur la durée de la convention. Il voudrait que l'on signe un chèque en blanc et il n'en est pas question. On nous a tassés, on nous passe ça entre les dents.»

Le syndicat se dit prêt à toute éventualité, si jamais Québec décide de stopper le mouvement de grève.

«S'il y a une loi spéciale de retour au travail, il y en aura une. Nous, on exerce notre droit de grève. On est prêt à négocier en tout temps», a lancé M. Ringuette.

Le syndicat et la STQ avaient commencé à négocier à la fin février pour le renouvellement du contrat des travailleurs syndiqués.

La convention collective est échue depuis le 31 mars.




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