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CAE a vu venir les drones

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CAE a décroché un contrat de 100 millions US il y a deux ans pour la formation de tous les équipages des drones Reaper et Predator de l'armée de l'air américaine. L'entreprise considère ce créneau comme un axe de croissance important.

PHOTO KIRSTY WIGGLESWORTH, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

(PARIS) Les drones sont appelés à jouer un rôle de plus en plus important dans les conflits. Ça tombe bien pour CAE, puisque l'entreprise a développé une expertise dans les services de formation pour les opérateurs de ces appareils télécommandés.

« Il y a cinq ans, cette avenue de... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE) - image 1.0

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« Il y a cinq ans, cette avenue de croissance là n’existait pas », dit Marc Parent, PDG de CAE, à propos de la formation des équipages de drones. 

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« La croissance des drones, c'est un axe de croissance pour nous », a déclaré le président et chef de la direction de CAE, Marc Parent, dans une entrevue exclusive avec La Presse Affaires au salon aéronautique du Bourget.

« Lors des dernières opérations en Afghanistan, en Irak, c'était clair que les drones allaient jouer un rôle primordial. Nous l'avons vu venir. »

Il y a deux ans, CAE USA a décroché un important contrat de 100 millions US pour la formation de tous les équipages des avions télécommandés Reaper et Predator de l'armée de l'air américaine. « Lorsqu'on parle de drones, on parle de missions très intenses », a déclaré M. Parent.

« C'est un niveau de sécurité très élevé. Et pourtant, ils nous ont donné ce contrat à nous, une compagnie canadienne, de Montréal. C'est que nous avons la meilleure technologie au monde, nous avons investi énormément en recherche et développement. »

CAE continue à décrocher des contrats dans ce domaine. Au Bourget, l'entreprise a annoncé mardi une entente avec General Atomics Aeronautical Systems pour la formation des équipages des avions télécommandés Predator de l'armée de l'air italienne.

« Il y a cinq ans, cette avenue de croissance là n'existait pas », a déclaré M. Parent.

Un autre élément intéressant : la formation pour les équipages de drones touche davantage de personnes que la formation pour pilotes d'avions : il faut former l'opérateur du drone et les opérateurs des senseurs.

« Il y a plus de formation à faire », s'est réjoui M. Parent.

UN NOUVEAU MARCHÉ

Il y a une dizaine d'années, CAE tirait l'essentiel de ses revenus de la fabrication de simulateurs de vol. À l'heure actuelle, la fabrication de simulateurs civils et militaires n'en représente plus que 45 %. Ce n'est pas que CAE fait moins de simulateurs. C'est plutôt que les services de formation ont littéralement décollé.

Selon M. Parent, il n'est pas question de négliger la vente de simulateurs, mais pour CAE, la croissance se situera essentiellement du côté des services de formation.

« Nous avons une part de 70 % des simulateurs pour l'aviation commerciale. C'est bien difficile d'aller chercher plus », a souligné Marc Parent.

Le nombre de simulateurs qui doivent pénétrer le marché chaque année est directement lié aux livraisons d'avions. Les grands avionneurs ont déjà des cadences élevées de production, a fait observer M. Parent. Il ne peut donc pas y avoir une grande croissance supplémentaire.

Le marché des services de formation est beaucoup plus gros que celui des simulateurs. En outre, CAE n'occupe que 25 % du marché. Il y a donc place à la croissance.

Plusieurs pays, notamment des pays émergents, font présentement face à une sévère pénurie de pilotes.

« Il y a également une dynamique de pénurie qui s'en vient à grands pas en Amérique du Nord, a observé M. Parent. Nous sommes bien positionnés pour y faire face. »

CAE offre maintenant des programmes qui permettent de former des pilotes à partir de zéro. Elle offre également des programmes de fourniture d'équipages expérimentés.

Dans le domaine militaire, CAE a bien tiré son épingle du jeu en dépit de la réduction des dépenses dans plusieurs pays.

« Ce que les gouvernements ne veulent pas couper, c'est la formation », a affirmé le président de CAE.

M. Parent a noté que la majorité du matériel pédagogique était conçu à Montréal. La croissance des services de formation a donc un impact sur les emplois au Québec.

Le grand patron n'a toutefois pas voulu donner de garanties en ce qui concerne le niveau des effectifs à l'avenir.

« C'est une question de remporter des contrats et de continuer à optimiser notre structure de coûts, ce qu'il faut faire parce qu'il y a beaucoup de compétition, a-t-il déclaré. Pour le moment, c'est stable. »

CAE compte actuellement environ 8000 employés, dont la moitié au Canada, la plupart à Montréal.




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