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Les commandes font du surplace au troisième jour du salon du Bourget

Les premières commandes fermes de la journée sont... (Photo Francois Mori, AP)

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Les premières commandes fermes de la journée sont venues d'Airbus, avec six A321 additionnels achetés par la compagnie vietnamienne low-cost VietJetAir, au prix catalogue de 682 millions de dollars.

Photo Francois Mori, AP

Djallal MALTI, Gabriel BOUROVITCH
Agence France-Presse
LE BOURGET

Le rythme des annonces de commandes fermes s'est ralenti au troisième jour du salon du Bourget, Boeing maintenant une légère avance sur son rival Airbus, alors que d'autres acteurs occupaient le devant de la scène du rendez-vous de l'aéronautique et de l'espace.

Les premières commandes fermes de la journée sont venues d'Airbus, avec six A321 additionnels achetés par la compagnie vietnamienne low-cost VietJetAir, au prix catalogue de 682 millions de dollars.

L'avionneur européen a également signé des protocoles d'accord portant sur l'achat de 122 A320neo: 62 avec le sud-américain Synergy Aerospace Corporation et 60 avec «une compagnie basée en Asie» dont l'identité n'a pas été révélée.

Le rival américain Boeing a pour sa part dévoilé le nom de l'acquéreur de six long-courriers 787-8 qui figuraient déjà dans son décompte officiel, au prix de 1,3 milliard de dollars: il s'agit d'Éthiopien Airlines.

La firme de Seattle a en outre signé une lettre d'intention avec la compagnie de fret russe Volga Dnepr pour l'acquisition de 20 avions-cargos 747-8, un contrat de 7,4 milliards de dollars au prix catalogue.

Pour l'heure, les commandes fermes d'Airbus se montent à 16 milliards de dollars, légèrement moins que Boeing (16,7 milliards), soit moins de la moitié des bilans des rivaux au salon de 2013. Ces chiffres doivent être relativisés puisque leurs carnets de commandes représentent jusqu'à huit ans de production sur certains modèles.

Interrogé sur Europe 1, le patron du groupe européen d'aéronautique et de défense, Tom Enders, a refusé de dire si Airbus finirait devant son concurrent américain, mais a estimé que le total des commandes pourrait atteindre les 200 appareils à l'issue du salon.

«Avant que le salon ne commence, nous avons constaté qu'avec chaque nouvelle édition, nous battons un nouveau record (...) Nous ne nous attendons certainement pas à ce que cette tendance s'interrompe. Si nous pouvons vendre 200 appareils cette année, ce sera un bon résultat», a-t-il souligné.

Le salon est traditionnellement le théâtre d'annonces spectaculaires en termes de commandes qui, sauf exception, ont en réalité été finalisées avant l'ouverture.

L'environnement en vedette jeudi

Tom Enders a par ailleurs assuré que les exportations de l'avion de transport militaire d'Airbus Group, l'A400M, n'avaient pas été affectées par l'écrasement «absolument tragique» d'un exemplaire début mai en Espagne, qui avait fait quatre morts et deux blessés graves.

Selon lui, l'appareil «suscite beaucoup d'intérêt» notamment au Moyen-Orient et en Asie. «Nous espérons pouvoir signer des contrats dans un avenir très proche», a-t-il dit.

Chez les autres avionneurs, l'européen ATR a poursuivi sa moisson avec une commande ferme de la compagnie aérienne Bahamasair pour deux ATR 72-600 et trois ATR 42-600, d'une valeur catalogue totale de 116 millions de dollars. Le fabricant de turbopropulseurs avait annoncé dès l'ouverture un total de 46 commandes fermes et 35 options, pour un montant de près de 2 milliards d'euros.

Derrière la compétition entre avionneurs se déroule celle du MRO, la maintenance, réparation et révision des appareils en service, un enjeu énorme alors que la flotte d'appareils en circulation pour le transport aérien devrait doubler d'ici 20 ans.

Les filiales spécialisées des compagnies aériennes et les constructeurs d'équipements, en particulier les motoristes, se disputent ce marché, qui devrait passer de 60 à 90 milliards d'euros en 2035, selon le cabinet Oliver Wyman.

La division MRO d'Air France-KLM a ainsi annoncé six nouveaux contrats pour une valeur totale de 800 millions d'euros et son président Franck Terner a fait savoir qu'il «songe(ait) sérieusement à acheter des avions pour les démonter», afin d'utiliser les pièces récupérables.

Les opportunités ne manqueront pas, car «il va y avoir de plus en plus d'avions candidats au retrait de service», selon Philippe Fournadet, président de cette filiale d'Airbus, Suez Environnement et Snecma (groupe Safran) spécialisée dans le recyclage d'aéronefs.

La journée de jeudi au Bourget, la dernière réservée aux professionnels avant l'ouverture au public de vendredi à dimanche, sera justement consacrée à la thématique de l'environnement, à six mois de la grande conférence sur le climat COP21 à Paris.




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