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Bombardier surprise par les propos du gouvernement

Pour la direction de Bombardier, la présentation du... (Photo Jasper Juinen, Bloomberg)

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Pour la direction de Bombardier, la présentation du CS100 au Salon aéronautique du Bourget et le premier vol de démonstration du CS300 constituent des jalons importants pour le programme de la CSeries.

Photo Jasper Juinen, Bloomberg

(PARIS) La direction de Bombardier avait l'esprit à la fête, lundi, lors de la première sortie officielle de la CSeries sur la scène internationale, à l'occasion du Salon aéronautique du Bourget.

Les dirigeants n'avaient donc pas la tête à la recherche de financement et se sont montrés abasourdis par les commentaires du ministre de l'Économie Jacques Daoust au sujet d'une éventuelle participation du Québec dans le capital-actions de l'entreprise.

« On n'est pas rendus là, on n'a fait aucune demande formelle au gouvernement, a commenté le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, lors d'un bref entretien avec La Presse Affaires. Nos discussions sont des discussions normales, on regarde où on est rendus dans le développement de programme, quels sont nos enjeux techniques, nos enjeux commerciaux. »

Dimanche, le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations a ouvert la porte à une prise de participation dans Bombardier ou au versement de prêts afin de poursuivre le développement de la CSeries.

Les dirigeants de Bombardier ont préféré interpréter ces commentaires comme une illustration de l'enthousiasme du ministre au sujet de l'industrie aéronautique québécoise.

Bombardier a procédé à une importante ronde de financement il y a deux mois. Elle a notamment réalisé une émission d'actions de 1,1 milliard qui a entraîné une certaine dilution pour les actionnaires existants. Elle n'a pas l'intention de procéder à une autre émission d'actions qui entraînerait une dilution supplémentaire.

Pour la direction de Bombardier, la présentation du CS100 au Salon aéronautique du Bourget et le premier vol de démonstration du CS300 constituent des jalons importants pour le programme de la CSeries. Laurent Beaudoin et sa conjointe Claire se sont déplacés à Paris pour l'occasion. Le président du conseil d'administration Pierre Beaudoin n'a pas voulu non plus rater cet événement.

Des clients de la CSeries ont aussi assisté au premier vol de démonstration, comme le président-fondateur de Porter Airlines, Robert Deluce.

« Je pense que ce salon est un point tournant. Le focus, maintenant, c'est de réénergiser nos activités de vente, nos activités de marketing. C'est important de démontrer la performance de l'avion. Il y avait beaucoup de questions à ce sujet. Maintenant, nous pouvons en parler avec des chiffres à nos clients », a dit Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier.

Bombardier a annoncé dimanche que les performances de la CSeries étaient meilleures que prévu, avec notamment une augmentation de 12 % du rayon d'action.

Hier, l'avionneur a précisé que la CSeries pourrait transporter davantage de passagers. À l'origine, le nombre maximal de passagers pour le CS100 était fixé à 125. Bombardier peut maintenant le porter à 133 passagers. Pour le CS300, le nombre maximal de passagers passe de 145 à 160.

SWISS ACHÈTERA AUSSI DES CS300

Le président et chef de la direction du transporteur Swiss, Harry Hohmeister, a insisté pour sa part sur la signature sonore de la CSeries. L'appareil est 50 % plus silencieux que l'avion qu'il remplacera au sein du réseau de Swiss, l'Avro RJ100, a-t-il fait valoir.

« Les gens vont finir par penser que ça fait plus de bruit de prendre le train que de prendre l'avion, a-t-il lancé. C'est une belle contribution pour les communautés. »

Swiss avait passé une commande ferme pour 30 appareils CS100. M. Hohmeister a annoncé hier que les 10 premiers appareils seront effectivement des CS100, mais que les 10 suivants seront des CS300. Swiss pourra ainsi bénéficier des performances du CS100 sur des pistes plus courtes ou plus difficiles d'accès et de la capacité supérieure du CS300.

« Pour nous, c'est une validation du concept de famille d'avions », a indiqué Fred Cromer, président de Bombardier Avions commerciaux.

Swiss et Bombardier n'ont pas voulu dire ce que cette conversion signifiait pour la valeur totale du contrat. « Habituellement, un plus gros avion est plus dispendieux », s'est contenté de dire M. Cromer.

L'appareil CS300 se révèle particulièrement populaire auprès des clients de la CSeries. « Nous avons beaucoup appris du CS100, et cet apprentissage a été transféré au CS300, a expliqué M. Bellemare. La performance du CS300 est exceptionnelle. »




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