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Boeing obtient une commande de 11 milliards de Ryanair

Dix-huit mois après une première commande géante de 175 appareils à Boeing (BA),... (Photo archives Bloomberg)

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Sophie ESTIENNE
Agence France-Presse
New York

Dix-huit mois après une première commande géante de 175 appareils à Boeing (BA), Ryanair (RYAAY) veut acheter au constructeur américain au moins 100 avions supplémentaires, dans une toute nouvelle configuration du 737 spécialement adaptée aux besoins des compagnies aériennes à bas coûts.

La commande ferme de 100 appareils est évaluée à 11 milliards de dollars au prix catalogue, sur lequel les compagnies obtiennent souvent des rabais. Et le groupe aérien irlandais a une option pour y ajouter 100 avions de plus.

En mars 2013, le choix de Ryanair s'était porté sur des avions moyen-courriers 737-800 Next Generation, d'un prix catalogue total de 15,6 milliards de dollars.

Avec le contrat annoncé lundi, le groupe irlandais va devenir la première compagnie aérienne à opérer une toute nouvelle déclinaison de la famille 737, le 737 MAX 200.

Dans cette configuration, l'appareil est légèrement allongé, une sortie centrale est ajoutée et de la place gagnée notamment sur la cuisine de bord, ce qui permet d'ajouter des sièges jusqu'à une capacité maximale de 200 (contre 160 dans la configuration la plus fréquemment réclamée pour les monocouloirs de ce type). Les moteurs, plus économes, promettent en outre de réduire de 20 % la facture de carburant.

L'avion a été conçu par Boeing avec à l'esprit la clientèle des compagnies à bas coûts comme Ryanair, qui devraient représenter 35 % des capacités aériennes en avions-monocouloirs d'ici 2033.

«C'est l'avion parfait pour une configuration avec seulement une classe économique», et «quelque chose de très important pour les opérateurs à bas coûts à travers le monde», a fait valoir le responsable de la branche d'aviation commerciale du groupe américain, Ray Conner, lors d'une conférence de presse à New York.

Le nouveau modèle «va changer la donne pour les transporteurs aériens à bas prix», en particulier en Europe, a également prédit le patron de Ryanair, Michael O'Leary.

«J'ai l'impression d'être un enfant qui s'est réveillé le matin de Noël et qui en déballant ses cadeaux découvre que le père Noël lui a apporté exactement ce qu'il avait demandé», a-t-il commenté: «Nous faisons pression sur Boeing depuis dix ans pour essayer d'arriver le plus près possible des 200 sièges dans la famille 737.»

Un million de dollars par an 

Ryanair compte limiter ses nouveaux avions à 197 sièges, mais cela représentera 8 de plus qu'actuellement et «un million de dollars de revenus supplémentaires annuellement par appareil», selon M. O'Leary.

Il affirme que ces économies ne se feront pas au détriment du confort pour les clients, mais qu'au contraire la nouvelle configuration permettra d'avoir «plus de place pour les jambes».

La question est sensible: à plusieurs reprises ces dernières semaines, des avions de ligne américains ont été détournés en raison de passagers se disputant pour quelques centimètres d'espace gagnés ou perdus à cause des dossiers de siège inclinables.

M. O'Leary a lui-même entretenu les polémiques dans le passé avec des suggestions controversées pour gagner de la place, comme faire voyager les passagers debout. Une idée abandonnée, a-t-il assuré lundi.

«Vous pouvez partir du principe qu'il y aura toujours des toilettes dans les appareils, et je garantis qu'elles seront gratuites», a-t-il aussi plaisanté, en référence à une autre de ses propositions hautes en couleur suggérant de les supprimer ou les faire payer.

Les livraisons des nouveaux appareils devraient s'étaler entre 2019 et 2023.

Ajoutés à ceux commandés l'an dernier, ils aideront Ryanair à porter d'ici 2014 sa flotte à 524 avions et sa fréquentation annuelle de 82 millions à plus de 150 millions de passagers, selon M. O'Leary. Il promet aussi la création de 3.000 emplois de pilotes, ingénieurs et personnels de bord.

Cette croissance se limitera toutefois dans l'immédiat au vieux continent: M. O'Leary a reconnu que des vols transatlantiques étaient «quelque chose qu'il aimerait faire dans le futur», mais que les conditions pour cela, notamment en termes d'appareils disponibles, n'étaient pas encore réunies.




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