La décision du gouvernement Harper de se retirer de deux programmes de surveillance de l'OTAN sera lourde de conséquences pour l'industrie aérospatiale canadienne.

Publié le 5 août 2013
LA PRESSE CANADIENNE

La Défense nationale, souhaitant économiser 90 millions $ par année, a retiré sa participation du Programme du système aéroporté d'alerte lointaine et de contrôle (AWACS) et du programme de Capacité alliée de surveillance terrestre (AGS).

L'AGS est un programme récent qui utilise des drones pour des missions de surveillance.

Toutefois, des documents que La Presse Canadienne a obtenus en vertu de la Loi d'accès à l'information démontrent que l'investissement du Canada dans ce programme ramenait des dizaines de millions de dollars en contrats à au moins cinq entreprises canadiennes de haute-technologie.

Mais puisque l'armée canadienne retire sa participation, ces entreprises se verront exclues des prochains appels d'offre et ne pourront renouveler les contrats existants.

Entre 1992 et 2010, le Canada a injecté 161 millions $ dans la maintenance au dépôt de la flotte d'AWACS de l'OTAN. En contrepartie, des entreprises canadiennes ont reçu 180 millions $ de contrats dans l'entente de service.

Le porte-parole militaire du Canada à l'OTAN affirme que la décision de se retirer résulte de la volonté du gouvernement de mieux gérer les dépenses liées à la défense.