Le transporteur aérien américain United Continental (UAL) a dégagé des bénéfices meilleurs que prévu sans convaincre Wall Street au deuxième trimestre, où le recul du nombre de passagers a été compensé par des réductions de coûts et de capacités.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon des résultats publiés jeudi, le bénéfice net a bondi de 38% à 469 millions de dollars, mais en grande partie grâce à des éléments exceptionnels.

Sans ces derniers, le bénéfice ajusté est en baisse, mais dépasse quand même de 6 cents la prévision moyenne des analystes, à 1,29 dollar.

Le groupe a passé au deuxième semestre une nouvelle charge de 7 millions de dollars pour l'immobilisation temporaire de ses Boeing 787 «Dreamliner», ce qui porte le total à 18 millions de dollars avec celles déjà passées au premier trimestre. Le dernier-né de Boeing avait été cloué au sol dans le monde entier pendant trois mois entre janvier et avril en raison de problèmes de batterie.

Le gros des charges exceptionnelles correspond à 45 millions de dollars pour couvrir les coûts de l'intégration toujours en cours des compagnies United et Continental Airlines, dont le groupe est issu.

Cela reste néanmoins très en dessous des 137 millions de dollars de charges d'intégration enregistrées sur la même période de 2012, auxquelles s'ajoutaient 76 millions de dollars pour des indemnités de départs volontaires parmi ses salariés.

Le chiffre d'affaires n'a que légèrement progressé, de 0,6% à 10 milliards de dollars, et le nombre de passagers transportés a baissé de 5% à 23,6 millions.

United Continental a compensé en réussissant à réduire ses coûts d'exploitation au deuxième trimestre. Ses dépenses en carburant ont notamment baissé de 10% sur un an.

Il a aussi réduit ses capacités nettement plus que ses concurrents, de 2,1%, a souligné le directeur financier John Rainey lors d'une conférence avec des analystes. Et il va continuer sur cette voie: John Rainey a dit tabler sur une nouvelle diminution de 0,4% à 1,4% au troisième trimestre, et de 0,75% à 1,75% sur l'ensemble de l'année.

La direction a aussi insisté lors de cette conférence sur ses efforts pour améliorer la qualité de ses services, en particulier pour diminuer les retards et annulations qui ont été importants l'an dernier et séduire davantage la clientèle d'affaires.

Tout en saluant les progrès réalisés, la direction a reconnu n'être «pas satisfaite» de la performance financière du groupe sur le trimestre. Un diagnostic semble-t-il partagé à Wall Street, où l'action perdait 2,85% à 33,97 dollars vers 14 h 20.