Le couperet est tombé chez Transat (T.TRZ.B). Le voyagiste a annoncé hier l'abolition immédiate de 143 postes au Canada.

Marie Tison LA PRESSE

Comme 28 de ces postes sont actuellement vacants, ce sont 115 personnes qui perdent leur emploi.

«La priorité, c'est de renouer avec la rentabilité, a déclaré la porte-parole de Transat, Debbie Cabana, au cours d'une entrevue téléphonique avec La Presse Affaires hier. Toutes les options ont été évaluées. Nous sommes tristes de devoir en arriver à cette solution-là.»

Transat a enregistré une perte nette de 2,9 millions de dollars au troisième trimestre de 2011, alors que le même trimestre de l'exercice précédent avait donné lieu à un bénéfice net de 20,9 millions. Le voyagiste a attribué cette situation à une concurrence accrue et à un taux d'occupation inférieur. Il a ainsi été incapable de compenser l'augmentation de 30% des prix du carburant.

Au cours de la téléconférence portant sur la divulgation de ces résultats, le 8 septembre dernier, le président et chef de la direction de Transat, Jean-Marc Eustache, a annoncé son intention de simplifier la structure de l'entreprise afin de réduire les coûts et d'accélérer le processus de décision. Il a indiqué que cette simplification pourrait se traduire par des licenciements.

Mme Cabana a indiqué hier que Transat effectuait la moitié des licenciements au siège social de Transat et l'autre moitié dans les filiales de Transat Canada, soit Transat Tour Canada, Air Transat et Transat Distribution Canada.

Elle n'a toutefois pas été en mesure de communiquer le nombre de licenciements au Québec et dans les autres provinces.

«Ce sont des postes qui ont été jugés moins importants dans le cadre de la révision de toute la structure», a-t-elle indiqué.

Les analystes s'attendaient à cette vague de licenciements.

«Des commentaires récents de la direction nous laissent croire que Transat a trop d'employés par rapport aux revenus qu'elle génère, a écrit Benoît Poirier, de Valeurs mobilières Desjardins, dans un rapport daté du 5 octobre. Nous estimons que le revenu moyen par employé est passé de 585 000$ en 2008 à 540 000$ en 2011.»

Mme Cabana a indiqué que les licenciements permettront à Transat d'épargner la somme de 10 millions de dollars par année. Elle a affirmé que le voyagiste n'avait pas l'intention de procéder à d'autres licenciements à court terme.

Transat emploie 6500 employés dans le monde.

L'action de catégorie B de Transat a gagné 1 cent et a clôturé à 6,30$ à la Bourse de Toronto hier. Le titre est cependant bien loin du sommet des 52 dernières semaines, atteint le 17 décembre dernier. Il s'échangeait alors à 19,97$.