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DBRS relève ses perspectives à l'endroit de Bombardier

La bonne performance de Bombardier Transport, la baisse... (Photo Regis Duvignau, archives REUTERS)

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La bonne performance de Bombardier Transport, la baisse de l'incertitude entourant la C Series en vertu du partenariat avec Airbus et la victoire obtenue dans le cadre de la dispute commerciale avec Boeing l'hiver dernier expliquent la décision de l'agence.

Photo Regis Duvignau, archives REUTERS

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Les efforts déployés par Bombardier dans le cadre d'un plan de redressement qui doit culminer en 2020 semblent convaincre l'agence DBRS, qui a relevé à «positives» ses perspectives à l'endroit de l'avionneur.

Dans une note publiée vendredi, l'agence de notation n'est pas allée jusqu'à toucher à la cote de crédit du constructeur d'avions et de trains, qui demeure à B, mais elle a ouvert la porte à une modification à la hausse si les résultats continuent de s'améliorer.

Une cote de crédit plus élevée permet notamment de réduire les coûts d'emprunt d'une entreprise.

Ayant été capable de surmonter de nombreuses difficultés au cours des dernières années, l'équipe de direction actuellement en place a plus de chances d'atteindre ses cibles, explique l'agence torontoise dans son analyse.

La bonne performance de Bombardier Transport, la baisse de l'incertitude entourant la C Series en vertu du partenariat avec Airbus et la victoire obtenue dans le cadre de la dispute commerciale avec Boeing l'hiver dernier expliquent la décision de l'agence.

«DBRS croit que le niveau de risque (va également) bénéficier du lancement du Global 7500, dont le carnet de commandes est garni jusqu'en 2021», écrit DBRS.

Ces commentaires de DBRS n'ont toutefois pas fait décoller l'action de l'avionneur à la Bourse de Toronto. En avant-midi, le titre se négociait à 4,85 $, en recul de trois cents, ou 0,61%.

Au premier trimestre terminé le 31 mars, Bombardier avait affiché un bénéfice net de 44 millions $ US, ou 1 cent US par action, par rapport à 6 millions US, ou 0 cent US par action, il y a un an. Son chiffre d'affaires s'était établi à 4 milliards $ US, en progression de 12%, stimulé notamment par une progression de 21% des recettes dans sa division de matériel roulant, qui ont été de 2,36 milliards US.

En plus de l'amélioration de la performance financière, DBRS estime que Bombardier dispose des liquidités nécessaires pour compléter son plan de redressement.

L'agence a rappelé que l'avionneur a procédé à une émission d'actions d'environ 500 millions US en mars et qu'il récoltera 635 millions US grâce à la vente de son site de Downsview, à Toronto, où se fait notamment l'assemblage du Q400.

«Avec les flux de trésorerie qui devraient être générés pendant la deuxième moitié de l'exercice, la compagnie pourrait avoir entre 3 milliards et 4 milliards dans ses coffres à la fin de l'exercice», estime DBRS.

Entre-temps, l'analyste Fadi Chamoun, de BMO Marchés des capitaux, vient de faire passer de 4,60 $ à 6 $ son cours cible pour le titre de Bombarier, se disant notamment plus optimiste sur les perspectives du secteur des jets d'affaires.

Au cours du week-end, Bombardier a dévoilé, dans le cadre du salon européen de l'aviation d'affaires Ebace, à Genève, en Suisse, deux nouveaux avions d'affaires - les Global 5500 et 6500 - secrètement développés.

Bombardier et Airbus s'affairent actuellement à finaliser les derniers détails de leur partenariat qui fera en sorte que le géant européen deviendra l'actionnaire majoritaire du programme de la C Series sans avoir eu à verser un seul sou.




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