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Construction: Québec nomme un quatrième conciliateur

Après avoir rencontré la ministre ce matin pour... (photo PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

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Après avoir rencontré la ministre ce matin pour lui présenter son plan de négociations, l'Alliance syndicale se dit maintenant prête à discuter 24 heures par jour avec les parties patronales pour arriver à une entente négociée.

photo PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Québec vient d'annoncer la nomination d'un conciliateur à la table du tronc commun. L'annonce survient quelques minutes après que la partie syndicale a annoncé son intention de retourner à la table de négociations.

Les négociations du tronc commun reprennent d'ailleurs ce soir, a indiqué à La Presse l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ), association patronale du secteur résidentiel.

La ministre du Travail, Dominique Vien, annonce la nomination d'un conciliateur pour aider les parties à s'entendre sur les clauses communes aux quatre secteurs de l'industrie de la construction. Le tronc commun touche notamment aux procédures de griefs, au fonds d'indemnisation, aux avantages sociaux et au régime de retraite. Il s'agit d'une première dans l'histoire des négociations de l'industrie de la construction.

Le but est d'avoir de l'aide partout pour que ça avance au plus vite et qu'on en arrive à une entente négociée, explique-t-on au cabinet de la ministre. 

«Hier, lorsque j'ai rencontré les représentants des parties patronale et syndicale, dit la ministre Vien par voie de communiqué. J'ai réitéré toute l'importance d'une entente négociée dans les meilleurs délais. Aujourd'hui, je suis satisfaite de constater que les parties sont prêtes à reprendre les discussions.» 

Jusqu'à maintenant, un conciliateur collaborait à chacune des trois tables sectorielles, à savoir le résidentiel, la voirie et le génie civil et l'industriel, l'institutionnel-commercial. Une quatrième s'ajoute donc à la table du tronc commun.

Prêts à négocier «24 sur 24»

Après avoir rencontré la ministre ce matin pour lui présenter son plan de négociations, l'Alliance syndicale se dit maintenant prête à discuter 24 heures par jour avec les parties patronales pour arriver à une entente négociée. 

Plus tôt dans la journée, le premier ministre Philippe Couillard a prévenu que son gouvernement allait présenter une loi spéciale dès lundi s'il n'y a pas d'entente.

«On va retourner à la table de négociation dans les prochaines heures dans tous les secteurs, a dit dans un entretien le porte-parole de l'Alliance syndicale, Michel Trépanier. On a dit à la ministre du Travail qu'on est prêts à négocier 24 sur 24. Maintenant, je crois que les conciliateurs vont communiquer avec chacune des parties pour planifier des rencontres.»

M. Trépanier a précisé sa pensée à propos d'une certaine centralisation des négociations. Il se défend cet après-midi d'avoir exprimé pareille idée hier. «L'intention était de demander aux patrons de se parler au sujet de leurs offres monétaires, car, actuellement, il y a beaucoup de disparités entre les secteurs. Nous voulions qu'à leur retour à la table, ils reviennent avec des demandes monétaires similaires. Beaucoup de nos travailleurs travaillent dans plusieurs secteurs», s'est-il justifié. 

Couillard met en garde les parties

Philippe Couillard donne la fin de semaine aux parties syndicale et patronale pour régler la grève qui paralyse le secteur de la construction. Faute de quoi, il sera «prêt à agir» avec une loi spéciale lundi, a-t-il prévenu.

«Je souhaite qu'il y ait une entente négociée entre les parties, mais on ne pourra pas laisser l'économie saigner 45 millions par jour», a prévenu le premier ministre en marge de sa mission économique en Israël. 

L'adoption d'une loi spéciale nécessite un rappel d'urgence des députés, qui ne siègent pas à Québec le lundi. M. Couillard dit ne pas avoir convoqué l'Assemblée nationale, du moins pas pour l'instant.

La sortie du PM n'a pas plu à la partie syndicale. «On trouve ça toujours malheureux quand le gouvernement sort la menace d'une loi spéciale», a dit M. Trépanier.

- Avec Martin Croteau




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