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Emploi stable au Québec en 2014

L'emploi a crû dans deux secteurs, à savoir... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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L'emploi a crû dans deux secteurs, à savoir les soins de santé et l'assistance sociale, de même que l'hébergement et les services de restauration. Sur la photo, le CUSM.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

L'emploi n'a guère bougé globalement au Québec en 2014, après quatre années de croissance. Et ce sont les femmes qui ont fait quelques gains, révèle l'Institut de la statistique du Québec, dans son État du marché du travail pour l'année 2014 qu'il a rendu public mercredi.

L'économie du Québec comptait 4 059 700 personnes en emploi en 2014, soit 1100 de moins qu'en 2013. Il s'agit donc d'une très légère baisse de 0,03% en 2014 par rapport à 2013, considérée comme un état stable. Il y avait cependant eu des hausses de l'emploi durant les années précédentes.

Ce sont les femmes qui ont le plus profité du marché de l'emploi, celles-ci réalisant un gain de 15 500 emplois, ou 0,8%, comparativement aux hommes qui en ont perdu 16 400, une baisse aussi de 0,8%.

Avec du recul, les gains des femmes sont encore plus frappants, représentant près du double de ceux des hommes. Ainsi, durant la décennie 2004-2014, l'emploi des femmes a connu une hausse de 13,8%, pendant que celui des hommes n'augmentait que de 7,5%.

Plus particulièrement, l'emploi a crû dans deux secteurs, à savoir les soins de santé et l'assistance sociale, de même que l'hébergement et les services de restauration.

Il a baissé dans l'industrie de la construction, les services professionnels, scientifiques et techniques, les services d'enseignement et la fabrication.

Dans les autres industries comme le commerce, la finance, les assurances, l'immobilier et la location, l'emploi est resté stable.

Ces réalités générales en cachent d'autres. Ainsi, il y a eu augmentation de l'emploi dans le commerce de détail, mais baisse dans le commerce de gros, l'un neutralisant l'autre.

La stabilité relative du marché du travail provient de la hausse de l'emploi à temps partiel qui contrebalance la baisse de l'emploi à temps plein, soit un gain de 31 400 pour l'emploi à temps partiel contre un recul de 32 500 pour l'emploi à temps plein.

Là encore, lorsqu'on prend du recul, une tendance se dessine. Au cours de la décennie 2004-2014, l'emploi à temps partiel a crû de 21,9%, pendant que l'emploi à temps plein n'a crû que de 7,9%, souligne l'ISQ.

Encore une fois, la scolarisation accrue a eu un effet protecteur sur l'emploi.

Ainsi, on a observé une hausse de 34 200 emplois chez ceux qui détenaient un diplôme universitaire, une hausse de 19 500 emplois chez ceux qui détenaient un diplôme d'études postsecondaires, alors qu'on a enregistré une chute de 28 800 emplois chez ceux qui ne détenaient pas de diplôme secondaire et une baisse de 14 900 chez ceux qui possédaient un diplôme d'études secondaires.




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