Les lumières se sont éteintes pour se rallumer peu de temps après: Francis Ford Coppola, invité de marque de la conférence C2-MTL sur le commerce et la créativité, était sur scène.

Isabelle Massé LA PRESSE

«Je veux qu'on allume, car j'aime voir à qui je m'adresse!», a dit le réalisateur, dont les déclarations ont été reprises dans les médias sociaux.

La salle était pleine à craquer et certains dans l'auditoire annonçaient sur Twitter et Facebook qu'ils avaient le créateur du Parrain et d'Apocalypse Now devant eux. Ce dernier, interviewé par Anne-Marie Whitenshaw, était là pour parler d'innovation. «Le nouveau mot en vogue. Il y a quelques années, c'était branding!», lance-t-il.

Celui dont les dernières réalisations ont été tournées en numérique (Twixt, Tetro...) a longuement parlé de ses débuts, tout en colorant son discours de conseils. «Le premier que je donne à des jeunes réalisateurs: mariez-vous, lance-t-il. J'avais 22 ans quand je me suis marié et j'ai eu des enfants rapidement. Et c'est grâce à ça que j'ai eu du succès. Car le travail est devenu quelque chose de sérieux comme j'avais désormais des obligations.»

»Le nono dans la salle»

Francis Ford Coppola, qui est invité à d'autres conférences d'affaires en raison de ses deux entreprises vinicoles, dit avoir remarqué une constante au fil des ans en termes d'innovation: «Si c'est trop nouveau, ça ne va jamais exploser commercialement. Il semble qu'il faut, technologiquement, améliorer quelque chose qui existe déjà. Comme c'est le cas du iPod ou de la tablette.»

Dernier conseil à retenir d'un homme qui a réussi en affaires: «Il faut toujours écouter le nono dans la salle qui a souvent des idées uniques et personnelles!»