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L'économie inquiète les PME

Doutes sur le financement, report des projets d'investissement: malgré les... (Photo: Bloomberg)

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Photo: Bloomberg

(Montréal) Doutes sur le financement, report des projets d'investissement: malgré les plans de stimulation économique annoncés dans les derniers mois par les différents ordres de gouvernement, les PME du Québec restent inquiètes. Mais très peu d'entre elles envisagent de transformer cette inquiétude en mises à pied.

L'indice de confiance PME, parrainé par le Fonds de solidarité FTQ et comptabilisé la firme Léger Marketing, a reculé de deux points depuis la première mesure, en février dernier.

 

Il se situe désormais à 49 points, soit en plein coeur de la zone d'inquiétude, mais plus près de la zone de morosité (sous les 40 points) que de la zone de confiance (au-delà des 60 points).

«Les PME québécoises n'ont pas atteint le fond du baril, commente le président de Léger Marketing, Jean-Marc Léger. Elles sont en état d'attente.»

Quelque 55% des dirigeants de PME interrogés estiment que l'accès au financement sera plus difficile dans la prochaine année, une hausse de six points par rapport à février. Et ils ne sont plus que la moitié à prévoir lancer des projets d'investissement dans les 12 prochains mois. En février, ils étaient encore 59% à vouloir agrandir l'entreprise, acquérir de nouvelles technologies pour moderniser leur équipement.

À tout le moins, les mises à pied ne sont pas à l'ordre au jour. Seulement 10% des répondants en prévoient dans la prochaine année, une baisse de six points en deux mois.

Ce n'est sûrement pas étranger au fait que les PME anticipent d'importants problèmes de recrutement dans un proche avenir. Malgré les obstacles que la crise a fait apparaître, le recrutement est au sommet des préoccupations à court terme des PME, à égalité avec les coûts d'opération.

«Déjà à l'automne dernier, la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée était un sujet préoccupant pour beaucoup de PME, dit le président-directeur général du Fonds de solidarité, Yvon Bolduc. Je comprends donc la réticence à faire des mises à pied. Les entrepreneurs ont compris qu'il est dans leur intérêt de préserver cet actif humain pour la reprise.»

L'herbe plus jaune chez le voisin

Le sondage fait mentir l'adage voulant que l'herbe soit toujours plus verte chez le voisin. Comme dans la mesure précédente, 83% des dirigeants demeurent optimistes quant à l'avenir de leur propre entreprise.

Mais l'optimisme tombe de 20 points quand la question porte sur l'ensemble des PME québécoises.

Ce sont surtout les plus petites entreprises (10 à 49 employés, chiffre d'affaires de moins de 10 millions) qui voient l'avenir d'un bon oeil. Environ 90% d'entre elles se disent optimistes, contre 74% des entreprises de plus de 250 employés.

De plus, 89% des dirigeants d'entreprises estiment que la situation économique du Québec est comparable, voire meilleure à celle des autres provinces canadiennes.

Petite lueur: plus de sept entrepreneurs sur 10 estiment que la reprise aura lieu d'ici un an, et le tiers d'entre eux prévoient même une relance dès l'automne. À l'autre bout du spectre, 8% des dirigeants, surtout dans les entreprises de plus de 250 employés, n'anticipent pas de reprise avant 2012.

Plus de la moitié des répondants croient que la rencontre du G20, tenue à Londres au début du moins, n'aura aucun impact sur la relance économique au pays. Mais près de 40% anticipent un impact positif.

Le sondage a été réalisé entre le 3 et le 10 avril auprès de 201 dirigeants de PME québécoises comptant de 10 à 499 employés, et ayant un chiffre d'affaires d'au moins 5 millions. La marge d'erreur est de 6,93%, 19 fois sur 20.

Le prochain indicateur de confiance des PME sera dévoilé en juin.

 




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