Malgré le déficit zéro, la dette du Québec a augmenté de 4,7 milliards cette année.

Vincent Brousseau-Pouliot LA PRESSE

Selon le ministère des Finances, le dette nette du Québec (la dette du gouvernement moins la valeur de ses actifs) a augmenté de 124,3 à 129,0 milliards en 2008-2009. Cette hausse de la dette est attribuable aux investissements dans les infrastructures publiques (ex : les routes) et aux versements dans le Fonds des générations, qui ne sont pas comptabilisés dans le cadre du déficit.La dette correspond actuellement à 42,5% de la taille de l'économie québécoise. Selon les prévisions du ministère, la dette du Québec atteindra 145,6 milliards en 2010-11, soit 46,2% de l'économie québécoise.

En s'appuyant sur les prévisions des économistes privés, le ministère des Finances du Québec estime que l'économie de la province se contractera de 1,2% en 2009 pour ensuite croître de 1,9% en 2010.

La ministre des Finances Monique Jérôme-Forget a blagué en faisant référence aux prévisions changeantes des économistes au cours de la dernière année. Encore aujourd'hui, le Mouvement Desjardins a abaissé ses prévisions pour l'économie québécoise de -1,3% à 2,3% en 2009. «S'il y a des économistes dans la salle, vous n'êtes pas ben bons, dit la ministre Jérôme-Forget. Je blague, évidemment...»